Une jolie chronique de Monsieur Foglia aujourd’hui. J’aime bien quand il annonce un clichĂ© et qu’il s’y tient.
C’est vrai qu’en rentrant d’Afrique, on trouve tout obscĂšne. Partout. Qu’on a envie de vide. De peu. Que l’Afrique, c’est de l’hĂ©roĂŻne pure. Ou ça te tue d’un coup ou tu reviens chercher ta dose pour le reste de tes jours. C’est pas un continent, c’est un destin.
Vous irez voir le lien de son ami Marc. Les enfants lĂ bas, provoque un drĂŽle de truc, on se dit qu’il faudrait mettre un moratoire sur nos naissances et prendre soin de ceux, si nombreux, si nombreux, qui existent dĂ©jĂ .
Nobody has a kid before every kid is taken care of.
Comments 7
Pour changer sa vision de la vie, il ya beaucoup d’endroit, ou l’on peu se mettre en perspective. Mon frere vit en Afrique depuis 7 ans, lors de ses retours sporadiques, je vois dans ses yeux, meme pas besoin de ses paroles, l’enorme difference qui nous sĂ©pare maintenant.
Posted 09 nov 2007 at 9:22 ¶A travailler avec eux, a les aider, a vivre avec eux, il change peut etre plus, que lui pense…
Tu doit savoir ça toi, tu vis pas avec un africain ?
Bonjour Cacawet… Pour votre frĂšre, je n’en doute pas une seconde. Par contre, vos Ă©changes doivent ĂȘtre passionnants.
Je vis avec un quĂ©bĂ©cois qui a Ă©tĂ© Ă©levĂ© en Afrique. Ce qui fait de lui un Africain “honoris causa” j’imagine!
Posted 09 nov 2007 at 10:27 ¶PassĂ© deux ans en Afrique. Deux annĂ©es pendant lesquelles on essayait -entre autres choses, rassurez-vous !- d’avoir un autre enfant. En parallĂšle, on jonglait avec l’idĂ©e d’adopter un bĂ©bĂ© dĂ©jĂ lĂ , dĂ©jĂ tout prĂȘt Ă ĂȘtre aimĂ©. CommencĂ© des dĂ©marches, amorcĂ© des rencontres, on y croyait… mais c’est sacrĂ©ment compliquĂ© quand t’es pas Angelina Jolie ou Madonna. Les rĂšgles du jeu changent Ă chaque rencontre avec les autoritĂ©s et on se rend compte que pour en “sauver” un, faut grassement payer les “services” du monsieur en charge. DĂ©pitĂ©s, dĂ©goĂ»tĂ©s, on a dĂ» faire notre deuil. On a fait construire une Ă©cole avec l’argent qu’on avait prĂ©vu pour l’adoption. Ăa va peut-ĂȘtre en sauver plus qu’un finalement. Et puis on a eu notre bĂ©bĂ© home-made cette annĂ©e, 8 ans aprĂšs le premier. Pas de regrets, mais encore parfois l’impression qu’il manque le petit frĂšre noir entre les deux blonds…
Posted 09 nov 2007 at 12:10 ¶“Nobody has a kid before every kid is taken care of.”
C’est pas mal ça que je me dis.
Posted 09 nov 2007 at 12:43 ¶Salut ma Bozette! Ah, oui, la corruption est terrible. Je le sais, j’ai aussi essayĂ©. C’est chouette par contre votre Ă©cole… Ăa laisse beaucoup de vous lĂ bas. Et vos deux p’tits blonds, ils ont beaucoup de frĂšres et soeurs lointains!
Martine… Duh, n’est-ce pas?
Posted 09 nov 2007 at 15:37 ¶Dans la revue ‘Runner’s World’ de ce mois-ci, il y a une entrevue avec le Dr. Sanjay Gupta, correspondant de CNN pour les questions mĂ©dicales (un neuro-chirurgien qui s’est mis Ă la course afin de mettre en pratique les conseils qu’il donne Ă ses patients). Lors d’un voyage au Rwanda pour faire un reportage sur les ravages causĂ©s par le SIDA, il est allĂ© courir un matin. Il raconte que les enfants sont arrivĂ©s d’un peu partout pour le regarder, puis pour voir de quoi il pouvait bien se sauver…
Posted 10 nov 2007 at 2:09 ¶Parlant du Rwanda, j’ai bien hĂąte de voir le documentaire de Raymonde Provencher «Le dĂ©shonneur des casques bleus». Il y a eu le Rwanda (il y a encore le Rwanda), il y a le Darfour, il y a tellement de foyers de violence en Afrique, un continent qui tente de survivre, un continent qui a Ă©tĂ© exploitĂ© depuis la nuit des temps, qui subit encore les consĂ©quences de l’Ă©poque coloniale, oĂč la guerre est le quotidien, oĂč le viol est banalisĂ© et considĂ©rĂ© comme une tactique de guerre. La guerre s’est toujours faite sur le dos des femmes et des enfants. Je ne suis jamais allĂ©e en Afrique et, honnĂȘtement, je crois qu’une fois sur place, j’aurais honte…
Posted 10 nov 2007 at 13:16 ¶Trackbacks & Pingbacks 1
[...] Comme le raconte Chroniques Blondes aujourd’hui: On se dit quâil faudrait mettre un moratoire sur nos naissances et prendre soin de ceux, si nombreux, si nombreux, qui existent dĂ©jĂ . [...]
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