Ce qui fait qu’on lit quelqu’un, qu’on y retourne comme pour consulter un ami dont l’avis nous est précieux, c’est l’unicité du regard, le point de vue. La singularité d’une autre vision que la nôtre, c’est ce qui nous questionne et nous fait avancer.
Dans mon milieu, les étiquettes sont des prisons dont on ne s’échappe pas si facilement. D’abord parce que comme c’est le plus court chemin vers la reconnaissance, on est souvent les premiers à vouloir y entrer. C’est une tentation facile pour les êtres pleins de doute que sont presque toujours les créateurs.
Faut résister. Faire son chemin, pas bien vite peut-être mais tout seul, en toute liberté. Se donner la permission d’explorer toutes les pistes, toutes les jungles, de se baigner dans les mers, les lacs, les rivières et les ruisseaux. Tout est question de pertinence par rapport à ce que l’on vit, au moment où on le vit.
Mohamed Ali disait; « I know where I’m going and I know the truth and I don’t have to be what you want me to be. I’m free to be what I want ».
Ce qui est « in », ce qui est « out », franchement, on s’en sacre.
Apprendre à voir autrement, à repérer la beauté sans mode d’emploi, au delà des communiqués de presse et de l’opinion des critiques, c’est un exercice quotidien et moins facile qu’il n’y parait.
Un confrère blogueur a écrit un très beau texte sur une expérience hors du commun dans le métro de Washington.











Comments 11
Pas toujours si facile de conserver son indépendance intellectuelle, hein? Ne serait-ce que parce qu’affectivement, on n’est pas toujours prêts à assumer de ne pas faire partie de la gang…
Posted 09 mai 2007 at 10:59 ¶Oh Mon Dieu! ce que décrit ton confrère était l’un des projets que j’avais formé il ya plus de quinze ans pour la Brigade d’Interventions Tranquille Et Subversives, don le but était de faire rire au moins un habitant de ma ville par mois. Sans aller jusqu’au prodige, j’avais très sérieusement proposé l’affaire à l’un des violons solistes de l’Opéra, qui s’ était hélas, poliment récusé… Tiens, ça me console de mon échec d’alors! Merci.
Posted 09 mai 2007 at 11:01 ¶Je viens de découvrir ton site; belle découverte !
J’ai bien aimé ton texte; c’est tellement vrai.
J’aime la différence. J’aime lire et suivre les blogues de personne complètement différente que moi. J’aime leurs opinions différentes et leurs intérêts tellement variés !
On apprend tellement des autres. Et c’est souvent en remarquant des différences, qu’on se sent moins différent, parce que tout le monde est différent. Pourtant, tout le monde essaye de se confiner dans un moule (pourquoi ?) et c’est rassurant de voir que tout le monde en arrache un peu !
Posted 09 mai 2007 at 12:36 ¶Le texte du journaliste du WP :
Posted 09 mai 2007 at 13:03 ¶http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/04/04/AR2007040401721.html
Avec extraits vidéo c’est assez dérangeant comme histoire… Malgré moi, je suis toujours surprise de l’automatisation des gens autour. Quand on perd l’habitude de penser par soi-même, voilà ce qui se produit!
Justement, je viens ici pour les mêmes raisons!
Posted 09 mai 2007 at 14:40 ¶Bonjour famous blonde blogger!
Posted 09 mai 2007 at 20:21 ¶Ce qu’il y a de merveilleux avec le regard unique du créateur c’est qu’il est pluriel. Ça nous permet d’avoir le privilège de lire tes petits sketchs de salles de bain cyniques et réalistes, tes chroniques contemplatives, tes anecdotes humoristiques, tes frustrations du jour, tes hommages émouvants,etc.
Pas de risque que je t’accolle une étiquette, sauf peut-être l’équivalent d’un autocollant »coup de coeur », autocollant qui n’aurait rien à voir avec ceux distribués allègrement par une chaîne de librairies dictatrice.
Chère blonde, je salue bien bas ton style magique, et par le fait même sa propriétaire, libre et unique!
Je crois que je l’ai déjà dit : » perception tout n’est que perception »
Posted 09 mai 2007 at 21:41 ¶C’est comme le gag du grand vin à sortir avec des experts……
Merci. J’avais oublié cet article. Pendant mes études, je jouais du classique dans le métro (ça payait mieux que du Brassens). Ce que Bell et les organisateurs ne savent pas, c’est choisir la station. Ça peut faire la différence. La preuve : avec une infime particule du talent de ce type, je gagnais pas mal plus que lui… dans le metro.
L’article a quand même quelque chose de triste. Un deuil…
Posted 09 mai 2007 at 22:46 ¶Je me répète, je sais mais que voulez-vous, vous êtes choux, tous autant que vous êtes. Sans compter que votre wattage est aussi big que votre plumage!
Merci Tulipe pour le lien!
Posted 10 mai 2007 at 7:10 ¶Chère vous,
Posted 10 mai 2007 at 16:51 ¶J’ai un album pour vous. Je ne sais pas où l’envoyer!
Vous pouvez m’écrire?
Pierre Cayouette
J’ai pris ce billet comme un cadeau, vos mots sont comme autant de petites lucioles à mettre en pot pour les nuits sans lune. Ils éclaireront doucement le sentier devant moi quand j’hésiterai à aller de l’avant. J’ai recopié les paroles de Mohamed Ali et je vais partager le billet de Monsieur Cayouette avec ceux que j’aime.
Posted 11 mai 2007 at 4:57 ¶Merci