Semis de culture

C’est le printemps. Semons.

À la Tohu, une exposition magnifique et lumineuse dans un lieu magnifique et lumineux.

Livré par le facteur ce matin “The gang that wouldn’t write straight” - l’histoire de quelques illuminés allumés - et des fois carrément dopés -  qui ont changé le journalisme en Amérique; Wolfe, Thompson, Didion, Capote, Mailer…

Et “Swimming in a sea of death” - de David Rieff sur la mort de sa mère, un monstre, une femme, une essayiste formidablement douée, Susan Sontag. Je dois ma découverte de Sontag à Paule Baillargeon, que je ne remercierai jamais assez.

Vive la Chine liiiiibre!

Le site de Radio-Canada était peut-être inaccessible en Chine mais “Lord of Warcraft“?

Absolutely no problem!

Les joueurs ont un serveur chinois qui est ouvert comme une auberge espagnole et libre comme un balcon Gaulois.

C’est ben pour dire…

L’information, c’est comme l’amour, c’est pas parce que c’est “sérieux” que c’est là que ça se passe.

Les enfants de nos vies

Intellex a écrit un billet là là… Comme dirait Avard, “parce que c’est aussi ça la vie”.

J’étais belle mère à dix-huit ans. D’un petit Frédéric de six ans, tendre, fragile et anxieux. Je débarquais en Bretagne, il m’a fait connaitre les bateaux dont il connaissait tout, les glaces Miko, les tables bancales, le stress du CP1 et les joies de prendre soin d’un plus petit que soi. Un petit français en pull marin. Quand j’ai quitté son père, je n’ai eu qu’un regret, Frédéric.

J’ai refais ma vie à Montréal, lui a continué la sienne sur les rives du golf du Morbihan.

Et puis, l’été de ses dix-sept ans, il est venu voir de quoi il en retournait en terre d’Amérique. Il a passé l’été chez nous, nous avons repris la conversation là où nous l’avions laissée.

Il est devenu notaire maritime, il s’est marié, il a un fils.

Et j’ai compris un truc; on n’est pas “un rôle”, ni mère, ni belle-mère, ni blonde de, ni quoi que ce soit.

On est là, avec cet être là, ou on n’y est pas.

L’amour est conditionnel aux affinités, comme avec les grands.

*** Add: il arrive que je fasse mal les mises en lien, pardonnez-moi.

Metropolis

Des cinéastes hollandais ont fait un portrait de notre Pierre Léon, écrivain, blogueur, taximan amoureux de la métropole et de sa faune.

Ça se sent dans ses écrits, ça se voit dans son visage - Pierre Léon, c’est la dignité tranquille de l’humaniste qui garde sa morale là où elle doit être; bien au chaud, à l’intérieur, solide et pudique.

Une ville, c’est aussi le meilleur de ses habitants.

Ambivalence équitable

Je ne sais pas trop quoi penser de cette tendance équitable…

Pour qui connait le moindrement l’Afrique et ses milles corruptions du quotidien - tout le monde sait que la certification équitable du café “s’achète” et que les petits exploitants et coopératives locales n’y ont pas accès tout simplement parce qu’ils n’en ont pas les moyens.  La certification est donc, ô paradoxe, un obstacle de plus pour ceux qui en auraient vraiment besoin et qui sont des entreprises familiales et équitables de fait.

Pour le chocolat, je ne sais pas. Mais chaque fois que j’achète de l’équitable, il est dégueulasse: cireux, rance et sec.

Bref, j’essaie très fort d’être “pour”…  et je ne suis toujours pas convaincue.

Vous avez des suggestions?

Zéro seconde - la minute du consommateur

Un billet de Martin Lessard sur nos habitudes de consommation sur internet…

Si si, je le lis! Je ne jure pas que je comprends tout ce dont il cause (duh?), mais je le lis!

Et quand je comprends, je me couche moins niaiseuse. C’est dire à quel point il contribue à l’édification des masses.

Ah. D’habitude, c’est Amazon et I Tunes qui ont mes faveurs, mais là, grâce au Elle Québec du mois de juin, ce sera un chouette site d’ustensiles de cuisine…  olé olé  www.comeasyouare.com

Ah ben baptême!

Version brute de “Eureka”!

Je viens de comprendre pourquoi je fais ça…  La web fiction est au cinéma ce que le quickie est à l’amour.

Comme dirait l’autre, c’est pas parce qu’on n’a pas le temps de faire long que c’est pas bon!

La vie est incroyable

1. EXT. AUBE - UN CHAMP CONSTELLÉ DE BOUSES DE VACHES

“Celui qui a l’oeil frais tout à coup” gambade dans le champ, ouvrant le chemin à “Celle qui danse toujours avec l’insomnie”.

-T’as vu cette jolie bouse mon amour?

- Mmmm? Oh merdeuuuuh! Elle est complètement molle, la salope! J’en ai plein les bottes!

- Je t’avais dit que ça reviendrais.

5 heures du mat’

L’heure où les couples se rendent parfois compte qu’ils vivent ensemble. “Celui qui s’éveille avec l’oeil collé” partage son café avec “Celle qui danse avec l’insomnie”. Ça parait pas, juste là là, mais ils sont fous d’amour l’un pour l’autre.

- Ma vie est un échec.

- Oui, oui.

- …

- Mais voyons, où donc avais-je la tête en répondant oui?

- Dans le cul, visiblement. Ma vie est un échec, j’te dis.

- Non, non. Ta vie n’est pas un échec, c’est un lendemain qui chante sauf qu’on n’est pas encore demain.

Et d’aller se recoucher pour dormir du sommeil de la marmotte. Celle qui pile dans une galette de bouse de vache gelée en annonçant le printemps.

Collectif Wu Ming

Dans ma chronique d’aujourd’hui au Journal de Montréal, je parle du groupe “Wu Ming Foundation“.

Ils expliquent très bien leur conception du “copyright” et du “copyleft”.

“La reproduction, intégrale ou partielle, de l’oeuvre et sa diffusion par voie électronique sont autorisées à l’usage privé des lecteurs et à des fins non commerciales” - voilà, brièvement, à quoi fait référence la notion de “copyleft”.

Le plus surprenant et de ce fait, le plus intéressant, c’est que contrairement à l’industrie de la musique qui souffre de la diffusion par internet, le milieu de l’édition en profiterait plutôt lui…  Ce qui est une excellente nouvelle pour les auteurs et les lecteurs.

Pour ceux que la littérature, l’édition et la diffusion des livres intéresse.

Spike a thon

Spike Lee collabore avec Nokia … et une foule de cinéastes! Un projet collaboratif, totalement dans l’esprit web…

Il y a, comme en toutes choses, du bon et du moins bon.

Pour les survivants des créations collectives, vous savez certainement que les collectifs c’est comme les communes. C’est toujours les mêmes qui couchent avec les plus belles filles et c’est toujours les mêmes qui font la vaisselle de tout le monde.

L’initiative de Nokia, démocratise le métier de cinéaste, qui en avait bien besoin. Ça ne produira pas plus de génies, ça fera certainement vendre plus de téléphones, mais ça permettra aussi à pleins de jeunes cinéastes de comprendre dans l’action que réaliser un film, c’est du boulot!

Ado Atomic

En les lisant, je me disais qu’il fallait être fait forts quand même pour passer à travers l’adolescence d’une fille.

Le claquage de portes, bing, bang, bing, bang. La vie nocturne qui fait fi avec une morgue superbe de la fatigue parentale qui aimerait bien dormir. Le flot ininterrompu d’une conversation téléphonique en perpétuelle double ligne, ponctuée de drames à gogo, d’explications enflammées et de grands cris “She did WHAT?!” juste au moment où vous aviez cru qu’elle avait enfin raccroché. Les émotions, toutes exprimées dans chacune de leurs nuances, sont aussi variées que pleines de surprises.

Tant de partage émeut, forcément.

Les atomiques filles sont comme les chats qui marquent leur territoire et laissent des traces de mue un peu partout sur leur passage. Que cela soit bien clair, le territoire leur appartient et vous êtes chez elles, jamais l’inverse. Le fait que vous soyez celui (et celle…) qui paye en écus sonnants et trébuchants le dit territoire en question est un détail trivial. Oser énoncer la chose serait du même ordre que de péter au micro en recevant la Légion d’Honneur. Une trahison consternante du protocole.

Pour éviter de les assassiner, il suffit de se mettre à boire assez tôt le matin.

Je songe à fonder une association de survivants. On se ferait des martinis “spikés” au Celexa, histoire de bien relativiser tout ça et on cultiverait l’humour engraissé au purin de sauterelles.  Je crois que ça ferait un tabac.

Faste semaine!

Après mes amis qui tombent amoureux, voilà que d’autres amis célèbrent leur succès professionnel. Quel printemps tout de même!

Caroline Allard, alias “Mère Indigne” a reçu le grand prix littéraire Archambault (assorti d’une chouette bourse qui lui permettra de s’acheter tout plein de robes chez Georges).

Et Pierre-Yves Bernard, alias Rex D’Anjou, a fracassé le box office du week-end avec la suite des aventures du Romano Fafard dans une Galaxie près de chez lui.

Ils sont la preuve que le succès populaire et la qualité peuvent marcher enlacés dans le soleil couchant, une bouteille de rhum à la main. Et il n’y a rien de meilleur que de célébrer un succès qui repose sur un vrai talent. Envoyez le champagne et que ça saute!

Par souci de transparence, comme dirait mon autre ami Patrick Lagacé, je connais de près Caroline et Pierre-Yves. On va en profiter pour régler ici quelque chose qui gosse régulièrement. Au Québec, il n’y a pas d’objectivité possible, tout le monde se connait. On n’est pas l’Amérique des cinquante-deux états pour se permettre un gargantuesque SIX degrés de séparation.

Non, au Québec, c’est .5 degrés de séparation. Alors ici ou ailleurs, j’écris souvent sur des gens que je connais déjà.

Que voulez-vous. On n’empêche pas un petit coeur d’aimer.

Fan attitude

He ben, y’en a une qui perd pas de temps!  Remarquez que comme virus, le goût immodéré pour la robe, c’est mieux que la gastro.

Je sais que Mère Indigne adoooore quand je parle de gastro.  Pourquoi se priver de ce qu’il y a de mieux dans la vie, je vous le demande un peu?