*Désir de s’identifier… Ce nouvel ajout à mon vocabulaire vient d’un article remarquable écrit par Manohla Dargis et publié dans le New York Times au sujet des Oscars gagnés par Kathryn Bigelow.
« … a long journey » dit-elle.
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*Désir de s’identifier… Ce nouvel ajout à mon vocabulaire vient d’un article remarquable écrit par Manohla Dargis et publié dans le New York Times au sujet des Oscars gagnés par Kathryn Bigelow.
« … a long journey » dit-elle.
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Je partage avec vous la lettre que Marquise Lepage a envoyée au Devoir au sujet de la mort de son ami et producteur Marcel Simard.
C’est une lettre qui dit des choses dures pour une raison toute simple; la réalité – celle de ceux qui travaillent à bout de bras et de coeur pour offrir une autre richesse – est dure… Comme l’écrit si bien Marquise, l’idée n’est pas de condamner les grand succès, du tout. C’est juste d’offrir une reconnaissance essentielle à ceux qui la méritent aussi.
Pas plus. Mais pas moins.
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C’était entre deux « yummy sexy beasts » Tina Fey et Robert Downey Jr, juste avant de présenter l’Oscar du meilleur scénario…
Ça va comme suit…
***
Fey: Great movies begin with great writing.
Downey: What does an actor look for in a script? Specificity. Emotional honesty. Catharsis.
Fey: And what does a writer look for in an actor? Memorizing. Not paraphrasing. Fear of ad-libbing.
Downey: Actors want scripts with social relevance, warm weather locations, phone call scenes that can be shot separately from that insane actress that I hate, and long dense columns of uninterrupted monologue, turning the page, and for instance seeing the phrase, « Tony Stark, continued. »
Fey: And we writers dream of a future where actors are mostly computer-generated and their performances can be adjusted by us, on a laptop, alone.
Downey: It’s a collaboration, a collaboration between handsome, gifted people and sickly little mole people.
***
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Nadia, qui a le don de poser des questions qui dérangent, en pose plusieurs… Je vous invite à lire d’abord son billet chez elle. Et je vais tenter de répondre, en faisant de mon mieux. Comme dirait Matthew Coon Come : « je ne peux pas jurer de dire la vérité, mais je peux jurer de dire ce que je sais ».
1) Quelle résonance a le mot féminisme pour moi?
Aucune. Le féminisme, ce n’est ni un statut, ni un état, c’est une vie en action qui se vit sur le thème de la République: « liberté, égalité, fraternité ».
Une fille qui se dit « féministe » mais qui manipule, ment, s’arroge des crédits qui ne sont pas les siens ou trahi celle qui l’a aidée, n’a aucune crédibilité.
If you talk the talk, you gotta walk the walk.
2) En 2010, est-il toujours pertinent de parler d’égalité? Faut-il aborder la question autrement?
Trop de questions, pas assez d’actions.
3) Nomme trois personnalités féminines qui t’inspirent… et trois femmes autour de toi que tu admires.
Louise Arbour, ex procureur en chef au TPI. Brave, tenace, justicière.
Mae West, qui a écrit, réalisé, joué, aimé les hommes, le sexe, la fête, et qui nous a laissé le classique « is that a gun in your pocket or are you just happy to see me »?
Lina Wertmuller, qui a si bien compris – et tourné – la formidable force qui anime les hommes et les femmes, sans glorifier les uns, ni sanctifier les autres. Ses femmes sont aussi exécrables qu’elles sont divines. Pas de traitement de faveur. Yo, Lina!
Autour de moi? Ma grand-mère, une espagnole grand cru qui me disait « les hommes et les femmes, on n’est pas fait pour se comprendre, on est fait pour s’aimer ». Elle m’a appris à la fois l’indulgence infinie et la nécessité de couper les ponts quand le bois est pourri.
La gang de filles de « Chez Jules » qui font mentir l’adage qu’une bande de filles n’est pas capable de travailler ensemble. Non seulement on le fait, mais so far, on n’a traumatisé aucun des hommes qui a osé s’aventurer dans cet océan de féminité.
4) Crois-tu que les questions féministes (sur le travail, les rôles dans le couple etc.) doivent évoluer?
L’égalité passe par une seule chose, l’indépendance financière. Pour le reste, tout ce qui relève des étiquettes et de la comptabilité du « qui fait quoi », ça m’ennuie.
5) Comment les hommes (ou toi si tu es un homme) participent à une plus grande égalité entre hommes et femmes?
En aimant la femme de leur vie comme elle est. C’est immense et c’est assez.
6) Comment vois-tu l’équilibre entre le rôle de femme, la carrière et tout le reste?
Je ne le vois pas. Il faut faire des choix et les assumer. On ne peut pas, on ne doit pas, tout avoir.
7) Est-ce que pour une mère la décision de se consacrer entièrement son rôle de mère, en mettant parfois le concept de carrière en attente, est en contradiction avec le féminisme?
Pour moi, oui. Pour les autres, c’est elles que ça regarde et je supporte leurs convictions car ce sont les leurs.
As-tu l’impression que le femmes sont encore cantonnées dans des rôles socialement acceptables?
Je dirais plus « des rôles culturellement acceptables ». La bitcherie féminine, que ce soit envers les femmes qui ont eu de la chirurgie plastique (et alors?!), envers celles qui n’allaitent pas (et alors?!), envers celles qui décident de ne pas avoir d’enfant (et alors?!), cette obsession de scruter à la loupe les comportements des autres femmes doit cesser.
Les hommes ne perdent pas ce temps précieux à se guetter les uns les autres. Imitons les.
9) Si oui, que ferais-tu pour changer cela?
Rien. À chacun de prendre ses responsabilités.
10) Le droit de choisir pour une femme, ça représente quoi pour toi?
Une baisse de salaire.
***
AJOUT. Excellent billet au sujet de la « guéguerre » de l’allaitement chez Grenouille & Lardon. Je n’aurais pas dit mieux et ça s’applique à toutes les sphères de la vie d’une femme. Foutons-nous la paix les unes les autres!
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On a dit de Pinochet au moment de son procès qu’il n’était, après tout, qu’un pauvre vieillard et qu’à ce titre il fallait se montrer clément… On a laissé échapper Dorothea Puente qui tuait ses pensionnaires pour encaisser leurs chèques d’assistance sociale parce qu’elle ressemblait à « une petite grand-mère innocente »… Et on a célébré la grande humanité de Genene Jones avant de découvrir que cette infirmière au visage d’ange avait assassiné une quarantaine (!) de patients dans un hôpital du Texas…
Dernièrement, la mère des deux enfants assassinés par leur père médecin, a bravé le fort courant actuel qui incite « à se libérer par le pardon » en déclarant qu’il était hors de question qu’elle pardonne au meurtrier de ses enfants. J’ai trouvé sa déclaration courageuse. Difficile à assumer, mais authentique.
Pardonner… Vaste et complexe question.
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La scène se passe dans un immense bureau, de ces endroits feutrés qui arrivent à contenir le bruit du dehors alors qu’ils sont le noyau nucléaire de toute cette activité.
À défaut d’avoir le temps de sortir et de se voir tranquillement, deux amies ont volé le prétexte d’un dîner pour faire le point sur leurs vies respectives. Vite, vite, il faut tout se dire en peu de temps, passer par l’anecdote pour deviner l’essentiel. Heureusement, elles se devinent assez pour ne pas s’embarrasser de politesse .
Tout à coup, sur l’écran d’une télévision dont le son a été coupé, apparait Joannie Rochette.
Tout à coup, au milieu d’une conversation à bâtons rompus, un silence délicat qui laisse la mort d’une mère prendre toute la place.
« Ça a l’air terrible pour elle » risque une des filles, doucement.
« J’imagine », répond l’autre, tout aussi doucement.
Elles tournent toutes les deux autour du tabou pendant un moment, hésitant à dévoiler ce qui est si souvent jugé, l’absence d’amour pour sa mère. Elles ne comprennent ni l’une ni l’autre la peine de la perdre. Ce mythe fondateur censé aimer et protéger ne leur a causé que douleur et honte. Ni l’une ni l’autre ne sait ce que ressentent tous ceux qu’elles aiment et qui souffrent terriblement de la mort de la leur. Vous voyant effondré quand vous perdez la vôtre, elles ont le coeur serré de vous voir avoir mal. Mais elles ne comprennent pas.
« Quand ma mère mourra, je ne sais pas si je serai capable de « …
« Tu sais, j’ai plus pleuré la mort de mon chien que celle de ma mère ».
Toute la peine a été vécue de leur vivant. Le deuil de ce qu’on appelle « une mère » est déjà fait. Et la mort n’y changera rien.
***
« Aujourd’hui, maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas » écrivait Camus dans « l’Étranger ».
Ou peut-être il y a longtemps.
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Qui je vois sur le site de Cyberpresse? La formidable Damali qui tient un blogue de mécanique automobile!
Sa vie, c’est « triumph of the will », une ode au travail, à la détermination, à la volonté de réussir. Une bûcheuse, une belle.
Pendant le tournage du film « Death Race », l’Ingénieux l’avait engagée pour travailler sur les voitures du film. Une fille au milieu de 150 mécaniciens et techniciens d’effets spéciaux. Elle a débarqué avec ses outils, ses affaires, sa compétence. Ça a pris une journée, ils étaient tous après elle. Damali par ci, Damali par là.
« Comment va Damali »? que je disais à mon chum quand il rentrait. « De toute beauté » qu’il me répondait.
Longue vie à son blogue et à « la Shope », son garage bien à elle.
Pour qu’on soit bien clair, là… C’est pas Damali qui a de la chance, c’est Cyberpresse.
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