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Jeune auteur

Cessez de penser qu’un « jeune auteur » est un yo qui déambule sur la rue Mont-Royal avec un air de boeu, une chemise de polyester achetée au Village des Valeurs pour donner une image d’artiste branché (alors que papa est dentiste et que le jeune auteur n’a jamais connu la faim une seule minute de sa vie) et de grosses lunettes carrées à montures de plastique noir.

Millard Kaufman a publié son premier roman « a bowl of cherries » à 90 ans…  Au moment de la parution, Monsieur Kaufman était un tout jeune auteur.

Pareil pour  Henri-Pierre Roché qui avait 74 ans au moment de la sortie de « Jules et Jim ».  Un vieux monsieur, mais un jeune auteur.

On a l’âge de notre création.

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Journée mondiale du livre et du droit d’auteur

C’est aujourd’hui!

Dans sa chronique « des fleurs pour des lecteurs » Chantal Guy nous parle de l’importance de ceux qui facilitent une longue et fructueuse relation pleine d’amour et de haine (ben, Kathy Bates dans Misery, je ne dirais pas qu’elle n’est qu’amour…)  entre des lecteurs et des livres.

Parfois un prof (ahhhh, tu aimes « Histoire d’O » à treize ans? Attends, je vais te faire lire Lautréamont), une gardienne (celle qui a le nez plongé dans « Les chants de Maldoror » alors qu’elle est censée jouer avec les enfants), un grand frère (celui qui ouvre sa caisse de « Bob Morane » pour partager sa passion pour l’Ombre Jaune), des parents (une mère plongée dans un Danielle Steel? C’est l’idéal pour faire des mauvais coups), bref, ceux qui lisent ont tous eu un exemple. Ces exemples là, peu importe les livres qu’ils lisaient, étaient tous parfaitement ailleurs, plongés dans un univers extra-terrestre, dans les bras d’un sheik blanc ou emportés par la tuberculose dans la fleur de l’âge.

Un exemple, c’est un exemple. On ne va pas chipoter.

***

Même si vous n’avez aucune envie d’écrire (et comme je vous comprends, c’est une abomination!), un des meilleurs essais qui ait été écrit sur l’écriture est « On writing » de Stephen King dont vous pouvez lire quelques extraits ici. Ou l’acheter au complet sur Amazon (votre commande a été expédiée est l’une des plus belle phrase de la littérature), ou à la librairie du coin (celle qui jouxte le bar qui sert des martinis lychee dès quatre heure l’après-midi).

C’est la journée mondiale du livre et du droit d’auteur, payez vous un Chaï Latte, un expresso, un martini et un livre neuf (moi, ce sera les aventures québécoises de Léon le flic qui tricote), et installez vous dans un endroit qui sera moëlleux sous les fesses et doux à l’oreille.

Ça y est, vous y êtes? Soyez heureux…!

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Droit d’auteur bis

Ici, l’analyse de René Lewandowski sur l’affaire Robinson.

Le paragraphe sur ce qui constitue de droit d’auteur au Canada est particulièrement pertinent, parce qu’il détermine ce qui est du plagiat (le vol d’idée n’en est pas, l’expression d’une idée, oui) et en conséquence qui a droit aux revenus qui viennent avec l’exploitation de l’oeuvre.

Et ici, un point de vue glamour sur la question!

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Je compte les morts, l’adaptation

Parce que c’était lui, parce que c’était moi*, il était écrit que Marcel Beaulieu serait mon partenaire d’écriture sur l’adaptation pour le cinéma de mon roman « Je compte les morts ».

Il travaille principalement en France, et moi tout à fait ici, avec vue sur le Centre Sud… Malgré la distance géographique, c’était avec lui ou personne.

L’adapter toute seule? Bien sûr, c’est  mon métier… Mais je me serais privée d’un précieux regard extérieur. Il y a beaucoup de pièges dans l’adaptation d’un livre pour le cinéma. Ceux qui essaient de « tout » mettre se cassent la gueule. Plaquer des scènes écrites dans un livre et les mettre sur un écran sans les adapter à la syntaxe cinématographique est la meilleure façon de décevoir tout le monde. Les adeptes du livre et les spectateurs du film. Et dans « Je compte les morts » il n’y a que ça, des pièges…! Dont celui de la fin, où il n’était pas question de l’incontournable scène de duel entre le tueur et le héros (celle qu’on lit ad nauseam dans tous les polars « à recette »)…  Après tout, c’est une histoire sur toutes les histoires qui ne seront jamais révélées au grand jour…

C’est un livre compliqué à adapter. Une partie d’échec. Une diagonale du fou. Ça tombe bien, j’ai beaucoup joué aux échecs avec Marcel. C’est ce qu’on fera en écrivant. Il m’a enseignée à ne pas avoir peur de commencer une partie avec les noirs. Ce que moi, je lui ai enseigné? Je ne sais pas. Il vous le dirait bien mieux que moi.

C’est mon jumeau d’écriture. Nos forces sont différentes, mais elles courent au coude à coude.  Je n’attend pas après lui, il n’attend pas après moi. Notre mariage a été une course à l’extraordinaire. Notre divorce aussi. Reste le  meilleur…

Il y a autre chose, le plus important je crois. Comme dirait Nabokov, la curiosité est la forme la plus pure de l’insubordination. J’étais curieuse de « voir » la première proposition d’adaptation que ferait Marcel de mon livre. De sa vision, je ne savais qu’une chose, qu’il me surprendrait sans me trahir. Ce qu’il a fait. C’est un délinquant fini, mais c’est aussi un premier de classe.

Commence maintenant le vrai travail, celui de l’architecture de l’histoire, le scène à scène, et enfin, plus tard, la version dialoguée. Contrairement à tout ce qu’on dit, les dialogues, c’est 100% de visibilité pour 10% de l’effort.  Tout, vraiment tout, est dans la structure. On n’en parle jamais parce que c’est pas sexy. C’est ça pareil.

La proposition déposée, ne reste plus qu’à retrouver Antoine, Maggy, Desmarais et la petite Laurie…

***

* »Parce que c’était lui, parce que c’était moi » a été la réponse de Montaigne quand on lui a demandé l’explication de sa longue amitié avec La Boétie.

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Allez hop! Au cimetière!

Celui des idées de Martin Petit, inspiré par Marcel Duchamp (et aussi un peu par le dead-line de son one man show qui approche, qui approche).

C’est ça. It. L’affaire qui reste sur le plancher entre le désir de départ et l’objet fini.

Je l’ai dit souvent. Ça ne me gêne pas deux minutes de le répéter. J’aime Martin Petit. Les jours tristes, quand je trouve que le Québec se satisfait de peu, je vais le lire et ça me remet le feu au cul à un endroit que la bienséance m’interdit de nommer ici.

Bonne visite au cimetière!

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Jeunes passions

Trouvé sur le blogue de Joseph Siroka, lui même encore jeune et fringant, panorama-cinéma est un site alimenté (bon, je raye, alimenté c’est laid, ça fait tamagochi), un site disais-je qui brûle de passion pour le cinéma et dont les articles sont écrits par une bande de jeunes fous.

Ils aiment le cinéma. Aimer pour vrai, avec exigence et un fol abandon. Ça fait du bien.

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Marc Bellemare

Il faut lire les extraits de l’entrevue de Marc Bellemare, ancien ministre de la Justice, au journaliste Alain Gravel.

En dehors de tout contexte, de toute explication ou justification sur les circonstances passées et les implications futures, il reste qu’en lisant l’entrevue, la première chose qui me soit passé par l’esprit, c’est le paradoxe de notre époque. Alors que la communication n’a jamais été aussi facile, rare reste la parole qui demande du courage.

Voyons voir la suite des choses maintenant…

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