La vie est incroyable

1. EXT. AUBE - UN CHAMP CONSTELLÉ DE BOUSES DE VACHES

“Celui qui a l’oeil frais tout à coup” gambade dans le champ, ouvrant le chemin à “Celle qui danse toujours avec l’insomnie”.

-T’as vu cette jolie bouse mon amour?

- Mmmm? Oh merdeuuuuh! Elle est complètement molle, la salope! J’en ai plein les bottes!

- Je t’avais dit que ça reviendrais.

5 heures du mat’

L’heure où les couples se rendent parfois compte qu’ils vivent ensemble. “Celui qui s’éveille avec l’oeil collé” partage son café avec “Celle qui danse avec l’insomnie”. Ça parait pas, juste là là, mais ils sont fous d’amour l’un pour l’autre.

- Ma vie est un échec.

- Oui, oui.

- …

- Mais voyons, où donc avais-je la tête en répondant oui?

- Dans le cul, visiblement. Ma vie est un échec, j’te dis.

- Non, non. Ta vie n’est pas un échec, c’est un lendemain qui chante sauf qu’on n’est pas encore demain.

Et d’aller se recoucher pour dormir du sommeil de la marmotte. Celle qui pile dans une galette de bouse de vache gelée en annonçant le printemps.

Collectif Wu Ming

Dans ma chronique d’aujourd’hui au Journal de Montréal, je parle du groupe “Wu Ming Foundation“.

Ils expliquent très bien leur conception du “copyright” et du “copyleft”.

“La reproduction, intégrale ou partielle, de l’oeuvre et sa diffusion par voie électronique sont autorisées à l’usage privé des lecteurs et à des fins non commerciales” - voilà, brièvement, à quoi fait référence la notion de “copyleft”.

Le plus surprenant et de ce fait, le plus intéressant, c’est que contrairement à l’industrie de la musique qui souffre de la diffusion par internet, le milieu de l’édition en profiterait plutôt lui…  Ce qui est une excellente nouvelle pour les auteurs et les lecteurs.

Pour ceux que la littérature, l’édition et la diffusion des livres intéresse.

Spike a thon

Spike Lee collabore avec Nokia … et une foule de cinéastes! Un projet collaboratif, totalement dans l’esprit web…

Il y a, comme en toutes choses, du bon et du moins bon.

Pour les survivants des créations collectives, vous savez certainement que les collectifs c’est comme les communes. C’est toujours les mêmes qui couchent avec les plus belles filles et c’est toujours les mêmes qui font la vaisselle de tout le monde.

L’initiative de Nokia, démocratise le métier de cinéaste, qui en avait bien besoin. Ça ne produira pas plus de génies, ça fera certainement vendre plus de téléphones, mais ça permettra aussi à pleins de jeunes cinéastes de comprendre dans l’action que réaliser un film, c’est du boulot!

Ado Atomic

En les lisant, je me disais qu’il fallait être fait forts quand même pour passer à travers l’adolescence d’une fille.

Le claquage de portes, bing, bang, bing, bang. La vie nocturne qui fait fi avec une morgue superbe de la fatigue parentale qui aimerait bien dormir. Le flot ininterrompu d’une conversation téléphonique en perpétuelle double ligne, ponctuée de drames à gogo, d’explications enflammées et de grands cris “She did WHAT?!” juste au moment où vous aviez cru qu’elle avait enfin raccroché. Les émotions, toutes exprimées dans chacune de leurs nuances, sont aussi variées que pleines de surprises.

Tant de partage émeut, forcément.

Les atomiques filles sont comme les chats qui marquent leur territoire et laissent des traces de mue un peu partout sur leur passage. Que cela soit bien clair, le territoire leur appartient et vous êtes chez elles, jamais l’inverse. Le fait que vous soyez celui (et celle…) qui paye en écus sonnants et trébuchants le dit territoire en question est un détail trivial. Oser énoncer la chose serait du même ordre que de péter au micro en recevant la Légion d’Honneur. Une trahison consternante du protocole.

Pour éviter de les assassiner, il suffit de se mettre à boire assez tôt le matin.

Je songe à fonder une association de survivants. On se ferait des martinis “spikés” au Celexa, histoire de bien relativiser tout ça et on cultiverait l’humour engraissé au purin de sauterelles.  Je crois que ça ferait un tabac.

Faste semaine!

Après mes amis qui tombent amoureux, voilà que d’autres amis célèbrent leur succès professionnel. Quel printemps tout de même!

Caroline Allard, alias “Mère Indigne” a reçu le grand prix littéraire Archambault (assorti d’une chouette bourse qui lui permettra de s’acheter tout plein de robes chez Georges).

Et Pierre-Yves Bernard, alias Rex D’Anjou, a fracassé le box office du week-end avec la suite des aventures du Romano Fafard dans une Galaxie près de chez lui.

Ils sont la preuve que le succès populaire et la qualité peuvent marcher enlacés dans le soleil couchant, une bouteille de rhum à la main. Et il n’y a rien de meilleur que de célébrer un succès qui repose sur un vrai talent. Envoyez le champagne et que ça saute!

Par souci de transparence, comme dirait mon autre ami Patrick Lagacé, je connais de près Caroline et Pierre-Yves. On va en profiter pour régler ici quelque chose qui gosse régulièrement. Au Québec, il n’y a pas d’objectivité possible, tout le monde se connait. On n’est pas l’Amérique des cinquante-deux états pour se permettre un gargantuesque SIX degrés de séparation.

Non, au Québec, c’est .5 degrés de séparation. Alors ici ou ailleurs, j’écris souvent sur des gens que je connais déjà.

Que voulez-vous. On n’empêche pas un petit coeur d’aimer.

Fan attitude

He ben, y’en a une qui perd pas de temps!  Remarquez que comme virus, le goût immodéré pour la robe, c’est mieux que la gastro.

Je sais que Mère Indigne adoooore quand je parle de gastro.  Pourquoi se priver de ce qu’il y a de mieux dans la vie, je vous le demande un peu?

Web création

Je vais (tenter) de faire de moi une Tintin reporter web branchée.

Charles Kalos s’est lancé dans une grande aventure il y a dix-huit mois. Oui, c’est long. Et oui, c’est bon. Pour bien peaufiner ses affaires, des fois, il faut y mettre le temps.

Il a fondé “monfolio.ca” Qu’est-ce que c’est? Un site de gestion de porte-folio pour artistes, illustrateurs, graphistes, peintres, musiciens, photographes, architectes.

Le site est vraiment très très beau et très très “user friendly”.  Passer une demi-heure à regarder des porte-folios tous plus beaux les uns que les autres, c’est quasiment une visite dans une galerie, un musée, un univers.

Je lui souhaite de devenir le Grand Central Station des artistes. Vive le web!

Georges forever Georges

Ah ben, ah ben, il a un site!

La boutique Scandale est une institution sur la “Main”. D’abord parce que c’est bigarré, funky, chaleureux.

Ensuite parce que Georges a des clientes religieusement fidèles. Des fois, entre clientes, on se connait même pas et on se cligne de l’oeil dans un party, dans un resto, dans la rue; “toi, ma cocotte, tu vas chez Georges”.

Une sorte de club désinvolte, sans carte de membre.  On sait qu’on est prête à se passer d’acheter du linge pendant six mois pour s’offrir une robe “Scandale”. Ça suffit à repérer “les soeurs de guénille”.

Georges? Il ressemble au fils qu’aurait eu Gainsbourg et Christian Lacroix (en autant que deux hommes puissent faire un enfant ensemble, of course).

Son style unique a été amplement imité, jamais égalé. Il travaille pour les filles qui ont des culs, des hanches, des seins. Et pour des belles grandes fleurs sauvages aussi!  Pour que ses robes vous aillent, il suffit d’avoir envie d’être femelle à l’os! D’ailleurs, il fait pas de pantalons. Rien de masculin. Tout dans le froufrou mais jamais “fifille”.  Très “dramatique”.  Imaginez qu’Almodovar fasse dans la robe, tiens!

Il a commencé à faire des robes pour sa blonde de l’époque, Marie-Josée, une “sapré belle fille” comme dirait un de mes oncles. C’est aussi une vraie fille. Avec une vie remplie. Trois enfants. Une masse de cheveux fous, le sourire toujours allumé. Féminine à mort. Drôle et sympathique. Elle, elle trippe dans la vie, et ça se sent.

Allez le vendredi, elle est toujours à la boutique et elle a un oeil impeccable pour savoir ce qui vous ira…

Bon, ça va les garçons qui lisent ce blogue? Vous survivez?  Vous le savez qu’on vous aime, hein?

Éco fendante

Au risque de me faire garrocher des tomates bio en cette veille de la “Journée de la terre”, je vais vous faire un aveu consternant. Je suis une éco-fendante.

Vous savez, comme ces belles d’Ivory minces comme des lianes qui se bourrent de poutine sans prendre un gramme ni un bouton?

Ben voilà. Dans la section écologie, c’est moi. Aucun effort. Aucun mérite.

Je suis verte? Ah bon. Tant mieux, je pourrai croiser Lemire dans la rue sans changer de trottoir et prétendre (faussement) que c’est beaucoup de travail vivre dans le respect de la terre.

En fait pas du tout.

J’ai pas de voiture parce qu’en ville, ça m’emmerde.

J’ai pas de voiture parce que mon stationnement a été transformé en jardin et que je préfère voir mes crocus, mon magnolia et mes rosiers plutôt que de la tôle.

J’ai pas de voiture parce qu’il faudrait que j’aille au garage. Et que mon idée de la vie, ce n’est pas de passer des après-midi à manger des pinottes rances en attendant une facture hydroponique pour un truc même pas beau, genre un carburateur.

J’ai pas de voiture, parce que comme ça, j’ai des prétextes pour appeler Pierre Léon quand j’ai vraiment besoin d’un carrosse, c’est à dire quand il fait nuit. La blonde est moumoune le soir. Avec Pierre Léon, ça nous permet de se la jaser tranquille. “T’as lu le dernier Column McCann”? C’est mon taximan mais c’est surtout mon ami.

Je pédale, nez au vent et jambes d’acier (en fin de saison tout de même), heureuse de le faire en mémère et en talons hauts. Si. En talons hauts. Et en jupe.

Je composte parce que je suis une jardinière frénétique (oui, bien que minuscule, j’ai un jardin en plein centre ville) et que franchement, c’est plus pratique d’avoir mon engrais sous la main que d’aller le courailler dans un centre de jardinage. En plus, c’est gratis. Bonus.

J’ai du mal avec les bacs verts. D’abord on me les vole tout le temps. À mon éco quartier, ils sont persuadés que je fais le traffic de bacs verts et ils me font de gros yeux à la Jean-Luc Mongrain quand j’essaie de faire pitié pour qu’ils m’en refilent un 16ème… Et puis, j’ai du mal parce que le bac bien plein à deux mains et l’escalier glacé en hiver, ça ne va pas ensemble. Je n’ai pas toujours l’Ingénieux sous la main. En tout cas, jamais quand j’entends le son du camion qui gronde au fond de la ruelle, quand justement il faudrait se précipiter dans l’escalier glacé et se la péter d’aplomb…

Alors j’achète moins. Pour moins recycler. De toutes façons, à pieds, on calcule les achats au poids de ce que nos bras peuvent porter. Très économique. Très écologique. Zéro bébelles inutiles. À bras, t’achètes pas de bouteilles d’eau, tu prends celle du robinet. Moins lourd.

Je vais jamais dans les Dollorosa, l’odeur m’écoeure. Les centres d’achat pareil, même chics. Ça pue, je trouve jamais rien et je sors de là de mauvaise humeur. Je vis dans le même jean à l’année longue par pure paresse mais quand je sors, c’est du Georges Lévesque de la boutique “Scandale” sur St-Laurent (Georgie Boy, tu m’en dois une… ou deux)!

Georges est la quintessence du designer écolo. Pas que ses tissus soient de la fibre de chanvre bio, oh non! Ses robes sont trois fois le prix d’une robe du Château. Mettons cinq fois le prix. Sauf que je porte toujours celles que j’ai achetées il y a quinze ans. Indémodables, signées, parfaites, lavables à la main. Quand ça commence à s’effilocher, je les amène à la boutique, on me refait une couture et puis basta, quoi.

Jamais de nettoyeur, trop flemmarde. Faut y aller. Faut y retourner. Faut payer. Faites pas chier.

La robe du Château, celle made in China, je la lave une fois, elle se déglingue de partout et il faut la jeter. Et personne ne me dit que je suis belle dedans. Alors que dans du Georges, oui. Toujours.

Les bébelles électroniques? Le temps que je comprenne comment elles fonctionnent, elles ont dix ans! Et vous voulez que j’en change aux six mois?! Over my dead body! Je suis pas écolo, je suis slow! Et mon cellulaire s’en va joyeusement sur ses six ans.

Le plastique, je trouve ça laitte. Tout le plastique? Tout le plastique. C’est pas le respect de la terre, c’est mon sens esthétique qui souffre. Laitte, laitte, laitte. De même que toutes les bébelles généralement ramassées par Fils quand il était petit et par l’Ingénieux même s’il est adulte. Qu’est-ce qu’ils ont les garçons avec cette manie du “j’ai ramené cette horreur, on sait jamais, ça pourrait servir”?!?

En vérité je vous le dis, si j’ai un problème d’empreinte carbo machin, c’est au niveau de la gestion de mes hommes. Là, je foire lamentablement. J’ai produit une quantité phénoménale de déchets toxiques amoureux. Et je suis toujours pas arrivée à les convaincre tous de manger plus de vert et moins de viande. Le BBQ reste le BBQ et le cigare reste le cigare.

Quoi que… je recycle presque tous mes ex…

Vous voyez bien que je suis une éco-fendante. Prête pour une médaille que je ne mérite absolument pas mais que je me m’épinglerai au corsage, imperturbable, en acceptant les bisous sans phosphates de tous ces beaux dignitaires verts.

N’allez surtout pas le dire aux écolos vaillants de leur personne, des plans pour qu’ils me sortent du garde-robe à grands coups de pieds dans le cul…

Bozette aux quatres vents

Ça, c’est le côté un peu surréaliste du web. Je n’ai jamais vue Bozette “en vrai”. Mais Mère Indigne, qui est une source sûre surtout quand je la saoule à la margarita,  m’a juré l’avoir embrassée sur les deux joues au salon du livre de Québec et m’en a parlé avec enthousiasme et joie, en levant le pouce en plus.

Je suis donc persuadée de la beauté de Bozette sans même l’avoir rencontrée.

Je l’ai donc “taguée poupoune” et elle m’a fait le plaisir de répondre. Si c’est pas chou, ça, je ne sais pas ce que c’est. La voici donc sur mon divan beauté…

***
J’ai été taguée. Moi ! Taguée alors que je n’ai même pas de blog. Non seulement ça, mais notre généreuse blondissime chroniqueuse me prête à la fois son espace et ses lecteurs pour lire mes trucs beauté (of all things !)… Si c’est pas de la gentillesse ça ! Mais je la soupçonne un peu, la maligne, de ruser pour que, emportée par les gentils commentaires de ses fidèles lecteurs et flattée par la célébrité bloguesque (même si c’est la sienne), je me laisse tenter par la publication d’un blog tout à moi, rien qu’à moi. Qui sait si ça ne marchera pas ?

Donc un tag qui révélerait mes secrets de beauté. iiiiiiissshhhh ! Moi qui ai du mal à me reconnaître dans le miroir quand je porte du rouge à lèvres, qui se tape une migraine au contact de presque tout ce qui est parfumé et qui trouve que, franchement, il devrait être physiologiquement impossible pour une femme de 35 ans d’avoir plus de cheveux blancs que sa belle mère. Hum ! C’est presque risible. Mais comme je ne résiste pas à la tentation à me dévoiler un peu pour plein de monde qui ne me connaissent pas et que je ne connais pas, je me lance. (Oui, j’ai un p’tit fond exhibitionniste. De grâce, n’en parlez pas à mon chum, il pourrait chercher à s’en servir et je pourrais aimer ça.)

Donquedonc, soyons honnête pour commencer : j’ai déjà été une inconditionnelle des petits pots Biotherm, Clinique et autres trucs pour jeunes femmes bien dans leur peau et dans leur portefeuille, mais je ne les utilisais qu’une ou deux fois et les oubliais dans un tiroir de la salle de bain. En fait, j’aimais juste l’idée que, moi aussi, j’étais dans le coup et j’étais convaincue que la féminité, ça devait passer par là. Puis, j’ai grandi et trouvé que la marque maison des grandes pharmacies, ça faisait généralement la même job et qu’il me restait beaucoup plus de pesos pour faire la fête.

Un fond de teint: Aucun. Pas capable. J’ai toujours l’impression d’avoir une face de plâtre quand j’en porte, alors non merci. Je porte très peu de maquillage en fait. S’il fallait qu’on me dise un jour autre qu’à l’Halloween : « C’est beau ton maquillage ! » ça serait la véritable preuve que j’ai raté mon coup et je déguerpirais aux toilettes pour effacer le tout. Du cache-cernes par contre ! Des litres et des litres. Cover Girl me semble.

Un mascara: Du brun seulement. Le noir est trop dramatique pour moi et les couleurs, beaucoup trop osées ! Celui que j’ai présentement : un tube bleu. Il est tellement vieux que l’écriture dessus est toute partie. Oui, oui, je sais que c’est plein de microbes au bout de quelques mois. Mais au nombre de fois où j’en mets chaque année, les microbes, ils doivent mourir d’ennui. Comment ça c’est pas comme ça que ça marche ?

Une crème de jour: Celle en spécial à la pharmacie quand j’en manque. Et c’est pas à proprement parler une crème de jour, c’est une crème hydratante avec une protection solaire. Là, c’est Oil of Olay, mais comme j’arrive à la fin de la bouteille, ça risque de changer sous peu.

Une marque de produits : Ouf ! Je ne suis pas très fidèle. J’aime bien les produits hypo allergènes de Boiron, LaRochePosay ou Avène, mais j’ai beaucoup de mal à mettre 55$ pour un mini pot de crème… c’est le prix d’un billet de théâtre, batince ! Et je suis certaine de retirer beaucoup plus de plaisir du second que du premier.

Ta marque fétiche maquillage: J’aimerais dire M.A.C. juste parce que je trouve leurs lignes belles et leurs pubs audacieuses. Mais la vérité c’est que je n’ai jamais acheté un seul de leurs produits. On va dire Cover Girl parce qu’on les trouve partout, c’est pas cher et ça fait la job. Vive la démocratie !

Un produit must: La crème hydratante. Sans elle, je me dessèche sur place, je craque de partout. J’en ai des mini tubes partout : dans mon sac à main, dans le coffre à gants de l’auto, dans le tiroir de ma table de chevet, dans la cuisine, le salon, partout. Et c’est sans compter la grosse bouteille de Keri Lotion dans la salle de bain.

Ton parfum: On dit que l’olfaction est le sens auquel les souvenirs sont le plus souvent rattachés. C’est très certainement vrai. Je me suis souvent retrouvée propulsée dans des situations anciennes juste à l’odeur d’une personne ou d’un moment. Par contre, tous les parfums capiteux, épicés, sauvages me prennent à la gorge et la seule chose qu’ils font naître est une irrépressible envie de déguerpir et/ou vomir. M’enfin. Le mien à moi de parfum, c’est Éclat d’Arpège de Lanvin. Pas souvent et à petites doses, mais je l’aime d’amour.

Ton magazine fétiche: Châtelaine, Real Simple et Urbania ; Marie-Claire, Marianne, et Figaro Madame quand on va en France. J’aime les magazines, j’en achèterais plein tout le temps !

Tu pars sur une île déserte et tu emportes quoi (trois produits max sans protection solaire ni rasoir): De la crème hydratante évidemment. De l’anti-sudo (non, mais on sait jamais !?) Pis mon mémoire de maîtrise. J’aurais peut-être le temps de le finir ?

La femme que tu admires pour sa beauté: Vous la connaissez pas, c’est ma chum Geneviève. Grande rousse carotte avec une personnalité aussi flamboyante que ses cheveux. Elle est belle en dedans comme en dehors. Et en plus, comme elle ne se sait pas si belle, elle ne fait pas de manières.

La femme dont tu envies le look: Marie-France Bazzo qui se permet de la féminité, des extravagances, du raffinement, des talons hauts malgré sa taille et qui en remet une couche juste pour les faire taire. J’aime son aplomb alors qu’elle pourrait plutôt chercher à cacher, à camoufler son nez un peu gros, sa mâchoire trop carrée, elle s’en sert comme pour dire « Ben tiens ! Mets ça dans ta pipe ! »

Je me damnerais pour : me voir avec les yeux de mon chum qui me trouve belle alors que je ne vois que mes petits bourrelets, mes cernes, mes cheveux ternes (et blancs) et le bouton qui pointe.

Que signifie pour toi la féminité: Être fière d’être soi-même. Respecter ses limites et ses envies plutôt que suivre les modes toujours faites pour les autres, surtout celles qui ont 19 ans et des cuisses de gazelle. S’affirmer telle qu’on est avec défauts et qualités. J’y travaille.

Un dernier mot: Ouf ! Chroniques Blondes va regretter sa généreuse offre ! On me donne un pouce, j’en prends un pied. Mais bon, j’ai effectivement pris mon pied !

Ton adresse blog fashion - beauté préférée: http://www.lataiedoreiller.blogspot.com/
Comment ça, c’est pas un blog beauté ? « Blog anti-rides préventif » que c’est le sous-titre. Et puis, sourire, ça rend tout le monde beau. (La noirceur aussi, mais c’est une autre histoire)

La vraie nature de Micheline Lanctôt

Quatre personnes m’ont parlé de ce moment de radio cette semaine. Grâce à la diffusion internet, ce miracle de la vie moderne, j’ai pu l’écouter tranquillement à l’heure qui me convenait. Si l’intelligence et le désir de voir autrement vous allume…

Tag beauté

Cécile Gladel m’a donné la tag “beauté”. Wouarf! Si vous me voyiez l’air, vous seriez probablement en train de vous rouler à terre de rire. Quoi?! Cette fille va nous donner ses “trucs” de beauté?! Au secours!

Autant voir Mom Boucher et Vincent Lacroix unir leurs forces pour donner un cours “éthique des affaires”.

J’ai une pleine armoire de pots, mascaras, machins trucs de toutes sortes. Je suis une femme de foi, malgré les preuves répétées de l’inexistence de Dieu. Et pourtant, je ne me sers que des mêmes trois affaires TOUT LE TEMPS. Franchement ridicule.

Je peux vous dire que je ne vivrais pas sans Vaseline. Partout. Pour tout. Y compris pour graisser mon Gary Fisher (c’est pas un amant, c’est un bécyc… quoi que).

Je préfère l’investissement à long terme. Je viens de découvrir le laser contre la couperose. Qui marche du premier coup. Donc, je pourrai me passer de fond de teint pour le reste de ma vie. Grosse aubaine.

Quand je tomberai de partout, j’irai me faire remonter tout ça à la “chain saw”. Ou peut-être que la science aura vachement évolué et qu’on pourra faire tout ça avec une machine incolore, inodore et sans douleur. La péridurale du lifting!

Pour vous dire la vérité, j’irai juste pour faire suer les puristes. J’en ai marre du totalitarisme de la beauté naturelle. J’aime mon mannequin maigre, rachitique, boudeuse et zombie, comme il se doit. Si, je fais la différence entre elle et moi. Et si je veux de la chair, j’ai mon miroir.

Je mets de l’anti UV machin en masse. Je marche. Je pédale. L’amour l’après-midi avec une sieste après, c’est pas pire pour l’oeil qui brille et la peau velouté. Les Antilles aussi.

Un fond de teint: pour les grands soirs où il y aura des caméras, Lancôme. Il ne craque pas sous la pression. Il ne sèche pas non plus. Why not ma crotte?!

Un mascara: n’importe quoi mais des bruns et des bleus. Le bleu, c’est bon pour le blanc de l’oeil. Pis le brun, ben, c’est bon pour rien mais c’est ça qui est ça.

Une crème de jour: Neutrogena indice 45. Ça graisse pas. Le seul produit dont je supporte la graisse est … ouiiiii! La Vaseline!

Une marque de produits: Chanel. Pour la beauté de ses pots dans la salle de bain. Mais pour de vrai?… Vaseline.

Ma marque fétiche maquillage: heu?… un mascara, n’importe quel baume à lèvres… genre Vaseline.

Un produit must: un crayon khol, avec de la Vaseline en dessous, pour faire bien trash, à la Amy Winehouse…

Mon parfum: ô god… une vraie blonde volage, j’en ai une collection et je “caste” mes parfums pour l’occasion. Veux-je être fendante, soyeuse ou jardinière? Je choisis le parfum qui sied.

J’aime beaucoup “Jour de fête” de l’Artisan parfumeur pour les grandes occasions (faire du vélo par exemple). “Pour un homme” de Caron, pour des raisons sentimentales (mon papa). J’ai même la bouteille de “7ème sens” de Sonya Rykiel, offert pour la naissance de mon fils… il y a 25 ans! Il sent pas le rhum, il sent l’eau de vie d’alambique. Il reste trois gouttes. Je les aime.

Mon magazine fétiche? Beuh, y’en a trop. Vanity Fair et le Nouvel Obs’ en haut de la liste. Et toutes les revues de filles sans aucune discrimination. Je les vaseline de toutes façons. Et je lis l’horoscope de toutes mes amies.

Je pars sur une île déserte et tu emportes quoi (trois produits max sans protection solaire ni rasoir): mon chum, qui sait tout faire de ses dix doigts, de la Vaseline et… non, pas le Kama Sutra, non. Des carnets et des crayons.

La femme que j’admire pour sa beauté? Toutes les belles grandes femelles indomptables qui sont reines, salopes et libres; Helen Mirren, Sigourney Weaver, Jane Goodall, Louise Arbour, Doris Lessing… et toutes les jeunes filles pétaradantes et pas encore blasées.

La femme dont tu envies le look: Eve

Je me damnerais pour: avoir su à vingt ans que j’étais bien plus mignonne que ce que je voyais dans le miroir.

Que signifie pour toi la féminité: fuck!

Un dernier mot?… Nooooon, pas le dernier mot, noooooon!

Ton adresse blog fashion - beauté préférée: Heu. Non. J’en ai pas.

Quatre filles à taguer: Mère Off Indigne (je veux l’adresse de son coloriste), Bozette (j’sais pas son adresse), Patrick Dion (mais si c’est une fille, chauve, mais une fille), et les Soeurs Djo et Crispi (ça nous en fera deux pour le prix d’une).

Mise à jour: Ah pis soyons riches! Je tague Josée Blanchette et l’Impératrice du Patio (êtes vous sortie de dessour la neige Mâme Chose)?!

Et dans un tout autre ordre d’idée…

Tom Hanks aussi a un blogue! Et il s’y amuse comme un petit fou!

Il s’y décrit avec humour;  I’m that actor in some of the movies you liked and some you didn’t. I’m taller than some folks think, not as tall as a lot of people. Sometimes I’m in pretty good shape, other times I’m not because, hey, you gotta live, you know?

Finalement, tant qu’à être mal cité ou papparazzé, autant se donner à fond soi-même…