Et le premier billet donne le ton… Pour survivre à une campagne en novembre, ça prend quoi? De l’humour!
Et la section commentaires est ouverte!
Et le premier billet donne le ton… Pour survivre à une campagne en novembre, ça prend quoi? De l’humour!
Et la section commentaires est ouverte!
Hier soir, au cinéma Ex-Centris, avait lieu le lancement officiel du projet “Éléphant” - un projet de conservation, numérisation et diffusion de tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur le cinéma Québécois.
Dans la perspective d’une disparition de la pellicule, inévitable, la façon de tourner et de diffuser le cinéma change. Des métiers seront abandonnés, d’autres verront le jour. C’est aussi ça la révolution numérique.
Ça c’est drôle. Rock Détente, où je fais une chronique hebdomadaire – “La vie est une aventure” à l’émission “Tout le monde debout” met mes chroniques en podcast.
J’ose pas imaginer que vous puissiez penser à courir le marathon avec ma voix dans votre I Pod!!!
J’ai fait une liste “treize à la douzaine” de ce que je considère comme une Initiation (Danielle Ouimet, sors de ce corps) au monde des blogues. Je suis restée “généraliste” et volontairement en dehors des blogues hébergés par les grands groupes de presse, et/ou des blogues commerciaux ou trop spécialisés.
L’idée, c’est de susciter l’intérêt… et peut-être quelques vocations!
Mario Asselin me traite de missionnaire du blogue! Noooooooon! J’assume pas pan toute! D’un coup qu’un futur blogueur me dise – pendant un party de Noël, bien imbibé de grog au rhum antillais – “à cause de toi, je blogue, ma maudite”. The horror, the horror…
La seule chose que je veux évangéliser, c’est le Plan Rose du Plan B!
*Chronique publiée dans le J de M ce matin même. Elle est fraiche comme un petit pain qui sort du four…
***
L’immense amphithéâtre est plein à craquer. Ils sont tous là, un « I Phone » dans une main, un ordinateur poids plume dans l’autre. Ce sont les principaux joueurs de l’industrie du nouveau Web et ils sont réunis pour se rencontrer les uns les autres et assister aux conférences des meilleurs d’entre eux. France Télécom, Microsoft, Lockheed Martin, Canoë, Transcontinental, Google, les multinationales se mêlent harmonieusement aux compagnies émergentes.
La première chose qui frappe, c’est l’absence totale des grands médias « traditionnels ». Les nouveaux médias sont en train de révolutionner nos vies, le monde du travail et la façon de faire du commerce. Ils sont au cœur des nouveaux enjeux socio-économiques qui bouleversent la vie de millions de travailleurs. Et où étaient les gens des salles de nouvelles? Nulle part!
Ça en dit long sur la distance qui sépare les deux mondes… Pour que l’ensemble de la population comprenne bien les conséquences des profonds changements qui nous attendent, il faudrait pourtant que la question de la révolution numérique sorte de la presse spécialisée!
Marc Prensky, le créateur d’une cinquantaine de logiciels d’apprentissage, parle de ces jeunes travailleurs « natifs du Web » dont la principale revendication face à leurs employeurs est : « exploitez ma créativité sinon j’irai la faire valoir ailleurs ». En un siècle, on est passés d’une classe ouvrière en état de siège à une force créative qui exige d’être exploitée!
Wanda Yu de Microsoft est venue parler de l’intégration des médias sociaux en entreprise, une révolution des codes hiérarchiques. Pendant sa conférence, une image s’impose. Sur l’ensemble des participants, nous sommes deux – datant probablement de l’ère paléolithique – à prendre des notes avec du papier et un crayon. Tous les autres utilisent des outils électroniques.
Le papier ne disparaîtra pas. Mais sa consommation risque de diminuer radicalement dans les années qui viennent.
J’ai eu l’occasion de discuter avec Isabelle Juppé, auteur et journaliste, qui était venu présenter « la femme digitale », un livre passionnant sur l’utilisation que les femmes font du Web. Isabelle Juppé m’apprend qu’elle vient de prendre la direction du volet « développement durable » au sein du groupe Lagardère, un joueur « média » colossal en France.
Ce n’est pas que pour les beaux yeux de l’écologie que la notion de développement durable s’impose en édition. C’est maintenant une nécessité économique. Qui dit « nouvelle économie » dit forte diminution de la publicité imprimée et donc baisse de revenus pour les grands quotidiens, fermetures d’imprimeries, de papetières. Il faudra innover et vite.
Quand je demande à Claude Malaison, directeur de la programmation du Webcom, où en est le Québec sur le plan numérique, il laisse tomber un retentissant : « en retard »!
Que fait notre gouvernement? Rien!
Patricia Tessier, expert-conseil en stratégie marketing et Internet, est l’auteur de la lettre ouverte à Jean Charest « un plan numérique pour le Québec ». Claire, limpide et compréhensible pour le plus obtus des béotiens face au Web, la lettre a reçu l’appui de la majorité des spécialistes concernés par le sujet. À ce jour, le Parti Libéral n’a toujours pas daigné répondre.
Il n’y a pas de morale à cette histoire. Cette nouvelle ère qui s’annonce n’est ni démoniaque, ni merveilleuse. Mais elle est là, indéniable, incontournable. Reste à savoir si on saura se défaire des vieux modèles pour en sortir vainqueurs…
www.unplannumeriquepourlequebec.com
- Ça va?
- Ça va super et toi?
- Formidable. Je pète le feu – I am peting the fire.
- On a la pêche hein?
- La pomme et la poire, tu veux dire! T’as vu l’énergie que j’ai?
- Ça se voit à l’oeil nu. Ça fait quasiment peur.
- Je sais. On se demande ce que ce sera à Noël.
- Parle pas de bonheur! T’as vu le temps qu’il fait?
- Un temps extraordinairement… Gris.
- Ça va avec quoi, le gris?
- Avec rien, c’est pas dans ma palette.
- Mais non! Je voulais dire “QU’EST-CE QU’ON BOIT QUAND IL FAIT GRIS”?
- Ben… du pinot!
- Gris?
- Gris.
Je me fais parfois regarder de travers parce que j’écris dans un grand quotidien et que je ne suis pas une “vraie” journaliste.
C’est tout à fait exact. Ma seule vérité est d’être une vraie blonde. Pour le reste, je suis une fille qui essaie d’écrire “vrai” surtout quand j’invente de la fiction.
Ce matin, je tombe sur “Eric Lapointe est en train d’écrire un film”.
Ma première réaction a été de me dire qu’il faudrait d’abord qu’il dorme un peu avant de penser à écrire.
Je sens que vous riez avec moi, là.
C’est vrai, quoi! Faut dormir un minimum pour penser enligner une phrase après l’autre…
C’est un vrai métier, scénariste. Comme journaliste est aussi un vrai métier. Ça n’empêche pas des journalistes que je connais d’être devenus de vrais scénaristes. Tout en continuant à être de vrais journalistes…
Je pense à Tina Fey qui a plus de contenu en un soir que Sarah Palin en 44 ans de vie. Je pense à Claude Jutra, qui était un vrai médecin, avant de devenir le cinéaste d’une vérité à fleur de peau. Je pense à Michel qui est devenue Michelle, enfin elle-même.
Et je me dis que parfois, c’est de rester prisonnier d’un seul “genre” qui finit par faire obstruction à la vérité.
MàJ: C’était le sujet de la pièce de Sam Sheppard “True West“… Deux frères, et au grand dam du “vrai” scénariste professionnel, c’est à son frère bum et délinquant que le super producteur hollywoodien demande d’écrire un “vrai” western!
J’ai un lecteur au Journal de Montréal.
J’en ai plusieurs, mais j’en ai un que j’appelle affectueusement “le gosseux”.
C’est que voyez-vous, il prend la langue française très au sérieux. L’autre jour, par exemple, j’ai écrit “brûlement” d’estomac, au lieu de “brûlure” d’estomac.
Il m’écrit. Quatre paragraphes laborieusement trempés dans une prose ampoulée sur le fait que je ne gagnerai pas le Goncourt. Il pleure sur ce “pauvre, pauvre Québec” qui ne sait pas s’exprimer.
Je fais un coming-out tout de suite. Je fais des fautes. À l’écrit. Sept pour être exacte. Toujours les mêmes en plus. Que voulez-vous, je suis comme Gros Câlin, le boa d’Émile Ajar/Romain Gary: je m’attache très facilement.
Comme dirait Guido “I believe in the principle of free spelling. Call me a lexical liberterian”.
En fait, mon “gosseux” s’en fout éperdument de la langue française. Ce qui l’excite, c’est sa supériorité… ou sa profonde insécurité chronique et globale, on sait pas… Il y en a des comme ça.
Vous dites “j’ai un poisson rouge”, et le gosseux se dépêche “moi, j’ai nagé avec des requins blancs au sommet de l’Everest”.
Voyez, ici, il serait le premier à se précipiter pour me dire qu’il n’y a pas de requins blancs au sommet de l’Everest.
Il aurait partiellement raison. Il y a des requins blancs en haut de l’Everest, mais ils ont pas de dents.
Bon, là dessus, je vous quitte, j’ai une nouvelle chronique à écrire pour le Journal. Je pense que je vais ajouter un “s” à “champ”. On sait jamais, je pourrais provoquer une brûlure d’estomac ou deux!
Ce matin, avant mon café, y’avait Mario Dumont qui chantait du France Gall – inutile de m’ostiner que c’est Polnareff, moi les chansons de poupée, c’est à France Gall que je les donne :
“C’est une poupéeéééé qui fait non non non hon hon hon”.
Là, sur le site de Lagacé, je découvre la nouvelle toune enlevante du Parti Québécois. Un internaute écrit, pince sans rire: “libérez-nous de Bilodeau eau”.
Déjà deux fou-rires dans la même journée, c’est du grand luxe.
J’attends la moisson de demain pour déclarer le 12 novembre, fête nationale du fou-rire.
Jean Charest qui chante du Johnny Halliday par exemple: “mon corps sur ton corps, comme un cheval moooort”.
Pauline qui se lance sur du Gainsbourg? “oh, mon amour… comme la vague irrésolue… je vais, je vais et je viens…”
Manque juste Amir et Françoise en duo. “Baby it’s cold outside” peut-être? Ah non, mieux! Dalida et Delon: “paroles et encore des paroles, que tous ces mooooots”.
We live in a strange world, I tell yah.
C’est un anagramme de “vampire”! C’est une pièce de Charles Ludlam! C’est gothique, grotesque, grand-guignolesque!
Ça ne me gêne pas pan toute de faire le promo de cette pièce unique dont j’ai fait la traduction.
C’est ce qu’il y a de chouette quand on n’est que traducteur, on ne porte pas le propos, on sert juste de vaseline. All the fun, none of the pain.
Avec Serge Postigo et Eric Bernier, excellents tous les deux dans cette épreuve olympique du théâtre. C’est comme un bonbon d’Halloween sur lequel il y aurait enfin de l’acide.
Avec toute la classe qu’on lui connait, Patricia Tessier a fait une excellente vulgarisation de l’usage du Web 2.0 pour les partis politiques.
Dorment-ils au gaz?
C’est ce que nous sauront dans le prochain épisode!