Pierre disait « Kate n’ Anna » comme on dit « bed n’ breakfast » ou « rock n’ roll ».
À cause de lui, je les ai mieux connues. Les filles, la maison, leur mère Gaby qui chantait des chansons grivoises, mais surtout une façon de faire de la musique qui, au risque de paraitre désordonnée n’ chaotique, laissait toute la place au plaisir. Il y avait toujours de la place pour l’improvisation, les invités surprises, les chansons dont on ne connaissait pas parfaitement les paroles. La vie, quoi.
Plus que tous ces shows « léchés » à la perfection, je les ai aimées, je les aime encore, pour la musique et pour cette inspiration à privilégier le « jouer ensemble ».
The McGarrigle’s, family n’ friends…












Comments 5
J’ai eu tant de bonheur et de plaisir à travailler avec elles, même si le fait de ne jamais savoir l’ordre des chansons me faisait toujours paniquer, elles compensaient par leur folie et leur générosité. J’étais secrètement amoureux de Anna mais c’est Kate qui m’impressionnait au plus au point, malgré toute sa simplicité.
Je me souviens encore de ce jour d’avril où ma conjointe enceinte jusqu’au cou arrivait d’Abitibi et venait me rejoindre à l’Outremont où on répétait dans l’habituel chaos du clan. Dès que Kate l’a vue entrer dans la salle, elle a arrêté la répétition pour descendre et venir lui toucher le ventre, parce que ça portait chance et bonheur.
Ce sens du clan, cet esprit de la famille la plus large possible m’a toujours tellement touché. Adieu Kate, tu seras toujours pour moi un des êtres les plus remarquables que j’aie rencontrés… et je peste contre le sort qui t’envoie rejoindre Pierre, Bruno et Gilles… Je me sens tout petit comme un orphelin…
Posted 19 jan 2010 at 9:55 ¶J’ai tellement de peine ce matin …
Posted 19 jan 2010 at 14:21 ¶Voui…
Posted 19 jan 2010 at 14:24 ¶Le texte de Cormier dans le Devoir était rempli de sensibilité… et montre tout l’attachement qu’on lui vouait.
Posted 22 jan 2010 at 9:05 ¶Denis, c’est un magnifique texte celui de Cormier…
Posted 22 jan 2010 at 14:40 ¶