La semaine dernière, je reçois une lettre du STIJM.
« Nous vous écrivons aujourd’hui afin de vous demander d’être solidaire et de cesser votre collaboration au Journal de Montréal (…). Nous vous demandons de bien réfléchir à l’impact que votre travail peut avoir sur la qualité (!!! ) de l’information dans le Journal de Montréal dans le futur et sur la vie de centaines de personnes syndiquées. À ce jour, plusieurs chroniqueurs nous ont démontré leur appui, dont Jacques Demers, Martin Brodeur, Marie-France Bazzo et Julius Grey ».
Yo. Dude. Ça fait six semaines que j’ai donné ma démission! Vous êtes pas supposés être, heu… journalistes?…
Et puis, ils terminent avec un passage particulièrement savoureux: « Nous ferons tout en notre pouvoir pour forcer Quebecor à négocier une entente satisfaisante pour les deux parties ».
Les deux parties… Le syndicat, la direction.
Vous noterez l’absence totale de « … et vous aussi, amis pigistes, on tachera de penser à vous autrement que quand on a besoin de votre appui. En attendant, pour vous prouver notre gratitude et parce qu’on sait que vous n’avez pas de fond de grève, on évitera de vous traiter de « minables » et autres surnoms affectueux comme nous l’avons fait dans le journal interne du syndicat. Nous veillerons (là, je rêve…) à vous donner des preuves de notre solidarité (mot lourd de sens qui implique généralement une réciprocité) en vous remboursant toutes les cotisations que vous avez payées à notre syndicat ».
Ah, vous ne saviez pas que les pigistes payaient des cotisations syndicales? He ben oui. Elle est pas belle, la vie?
Si je résume, on veut bien le cash des pigistes, mais on veut aussi leur c… sur la tête , les sommer d’être « so so so » dans une lettre que ne renierait pas ma mère niveau chantage émotif, pour finalement les oublier complètement quand viendra le temps nouveau des ententes « satisfaisantes ».
Moi, je trouve que Monsieur Leblanc a un sens de l’humour absolument impayable.
Tiens, je vais demander à Louise Richer s’il lui reste pas une petite place à l’École de l’Humour? On sait jamais, p’têt’ ben qu’ils livrent?!











Comments 34
Ouh, ça devient intéressant tout ça! Les pigistes qui payent des cotisations. Pis z’avez pas eu de pancartes je suppose? Merci de nous faire découvrir tout ça, c’est effectivement renversant.
Posted 02 fév 2009 at 17:31 ¶Lâchez-pas Mounette! En attendant, faut acheter « la croûte cassée » ou comment faire – bien – à manger pour moins de $3,00 par portion!
Lui, ben oui, des cotisations! Ils s’en vantent pas trop hein (rires)?! Non, pas de pancartes, pas de chocolat chaud, juste des bêtises!
Posted 02 fév 2009 at 17:50 ¶Tu payes des cotisations ? ah ben….Jamais rien payé à la Presse mais je paye à Radio-Canada aussi. Mais pour quoi donc si tu n’as rien en bout de ligne….Biz biz
Posted 02 fév 2009 at 18:14 ¶Cécile@ ah oui, j’en ai payées! Pour chaque chronique.
Posted 02 fév 2009 at 18:41 ¶De plus en plus, je penche du côté des pigistes, même ceux et celles qui ont le courage d’écrire encore…
Posted 02 fév 2009 at 18:47 ¶Je comprends que Jacques Demers et l’autre hockeyeur n’aient pas besoin du 75$ par papier, mais les autres ? Facal n’est pas millionnaire, que je sache …
Drôle de conflit en tous cas !
Garamond@ oui, drôle de conflit… C’est bien qu’on en parle plus, il est assez représentatif d’un malaise général de société face à la grande question du travail, des travailleurs, des rôles respectifs des syndicats et du patronat.
Le monde change. Il change vite. Tout le monde va devoir s’adapter, faire des deuils. Mais pas seulement des deuils… il y aura aussi toutes sortes d’aventures excitantes. À condition de ne pas s’accrocher aux amours défuntes…
Posted 02 fév 2009 at 18:57 ¶Si seulement votre porte parole n’était pas Martineau, votre indice sympathie serait probablement en hausse.
Posted 02 fév 2009 at 19:05 ¶« Ah, vous ne saviez pas que les pigistes payaient des cotisations syndicales? He ben oui. Elle est pas belle, la vie? »
Ouin, à peu pres comme quand j’etais surnu chez TQS. Je payais, mais si je demandais quelque chose, ma demande etait loin dans leur liste!
Posted 02 fév 2009 at 20:15 ¶La fois (la derniere) que j’ai eu l’étourderie de me mêler de syndicalisme dans mon monde de pigiste à moi,j’ai eu comme une nausée … Je me rappelle de la derniere phrase que j’ai dite à notre président avant qu’il ne me montre la porte de son doigt viril fut :- » Si l’édification d’un syndicat me force à encourager la mediocrité,je préfere être agent libre ».
Posted 02 fév 2009 at 20:19 ¶On ne se parle plus …
T’es belle quand t’es fâchée ma belle Blonde !
Matante Catoo@… toi ‘si t’es belle quand t’es fâchée, Matante Catoo!
Neil@ hey, heureusement que j’ai rien demandé!
Posted 02 fév 2009 at 20:44 ¶Normalement, les cotisations syndicales devraient être assumées par l’employeur dans le cas des pigistes. Mais celui-ci ne se gêne pas pour leur refiler la facture… Et gare à ceux qui s’en plaignent, ils trouveront bien quelqu’un de plus docile pour faire le boulot!
Blâmer le syndicat pour ça? C’est plutôt une belle manière pour l’employeur de diviser pour mieux régner!
Posted 02 fév 2009 at 21:13 ¶J’vous aime toujours, mais quand vous êtes en colère… grrrrr.
Posted 02 fév 2009 at 21:19 ¶Chère Chroniqueuses, après avoir suivi ton histoire et appris que tu payais des cotisations syndicales… je me suis remis à la lecture de Kafka – question de bien comprendre les tenants et aboutissants…
Posted 02 fév 2009 at 21:40 ¶Oh non, prof! Vous êtes en maudit après moi! Je m’en remettrai pas!
Sylvaina, c’est bon, ça, relire Kafka.
David@ Oui, je sais. Pour être bien claire, c’est pas de payer de cotisations syndicale qui m’ennuie. C’est de les payer à un syndicat qui les encaisse pour me faire des leçons de solidarité après!
Faut pas charrier, quoi.
Posted 02 fév 2009 at 21:57 ¶Pigiste, fille de pigiste, fratrie de pigiste, c’est l’histoire de ma vie!
Posted 02 fév 2009 at 23:32 ¶Faudrait s’inscrire à un club de lumpen… Pas de carte, pas de pancartes, ag au Plan B (le squat préféré des scénaristes) chaque lundi du mois, question de siffler son martini en bonne compagnie, plutôt que de payer des cotisations, et abandonner, après le 3e martini, le projet de casser la geule à tous les faux jetons de la permanence!
J’ai un seuil de tolérance très faible pour le mépris.
«Les deux parties… Le syndicat, la direction.»
Blonde Chroniqueuse, rien pour les pigistes et rien pour les lecteurs non plus.
Ce Journal (de Montréal) n’est-il pas né à l’occasion d’un conflit de travail à La Presse dans les années 60?
S’il y en a qui devraient savoir que les conflits de travail sont souvent l’occasion de donne le momentum à d’autres, c’est bien eux, le syndicat et la direction.
Drôle de vie… et de retour des choses
Posted 03 fév 2009 at 2:00 ¶Mario@ Et, oui, évidemment, les lecteurs! Vous avez parfaitement raison! Là dessus, j’ai comme un vague sentiment qu’ils risquent d’y gagner les lecteurs.
Sa blondeur@ je suis une abonnée du Plan B et je suis totalement pour l’investissement des cotisations syndicales dans quelque chose de plus… convivial!
J’ai aussi le seuil de tolérance faible pour le mépris.
Posted 03 fév 2009 at 8:17 ¶Bien sûr que l’on paye pour le syndicat!!!! Quand j’étais chez l’ancien réseau, qui a viré tout le monde pour changer de ligne, je payais à chaque deux semaines des cotisations… Alors du coup moi j’allais dans les réunions syndicales pour manger le plus de sandwichs possible… j’avais l’impression de rentrer dans mon argent!
Posted 03 fév 2009 at 11:37 ¶Je sors de mon silence de femme enceinte de 7 mois et demi (ce qui me mérite encore plus que de coutume mon statut de baleine) pour essayer d’apporter un petit bémol à tout ceci.
En tant que surnuméraire syndiquée mais pas permanente d’un journal (donc pas plus de sécurité d’emploi qu’un(e) pigiste et la reconnaissance en moins), j’aimerais amener deux petits arguments:
1- Je suis en mesure de comprendre le refus de certains chroniqueurs de mettre fin à leur chronique malgré le conflit de travail, peu importe mon opinion. Par contre, il serait peut-être courtois de leur part de comprendre le POURQUOI de la demande du syndicat (qui, selon le texte que j’ai lu, n’a rien de vindicatif) car tant et aussi longtemps que le Journal de Montréal pourra être publié sans que l’absence des journalistes paraisse trop (comprendre ici: avec la collaboration des gros noms qui signent les chroniques), le dit Journal peut continuer à engranger les profits, appliquer sa politique corporative agressive et vouloir imposer ses conditions aux employés (allez lire la nouvelle convention des employés du Journal de Québec, ils ont beaux faire passer ça pour une victoire, concrètement, ils se sont fait royalement f….)
2- Plusieurs personnes se sont élevées contre le mépris. Pourtant certains commentaires contre les syndicats, syndiqués et journalistes le frôlent dangereusement…
Finalement, un pigiste, selon mon impression du moins, s’abreuve à plusieurs fontaine et dépend rarement d’un seul employeur. Oui, il n’a pas la sécurité d’emploi, il n’a pas les avantages sociaux, etc. etc. Toutefois, lorsque je lis ou j’entends des choses comme «Si ils ne sont pas contents des conditions de travail, qu’ils changent de job», je tique. Premièrement, parce que ça pourrait être aussi appliqué aux pigistes. Deuxièmement, parce que quand on a donné 10, 20, 30 ans à une entreprise, à bâtir un produit ou un service, quand on a construit une carrière dans cette entreprise (et, soyons réalistes, qu’on a un fond de retraite et, dans plusieurs cas, qu’on a passé l’âge de se replacer facilement), c’est extrêmement odieux d’entendre ce genre de commentaire car la réalité est bien différente. Et encore plus dans un journal, qui a un rôle dans la société et la démocratie, les employés et journalistes ont le droit et le devoir de vouloir préserver la qualité et la pertinence de l’information qui y est présentée.
Il y en aurait encore long à dire mais je crains de m’être déjà trop épanchée…
Posted 03 fév 2009 at 15:30 ¶Non, non, Marsouine, pas « trop » épanchée! Du tout!
Je dirai seulement comme Émilie Bordeleau dans « Les Filles de Caleb » : « J’ai jamais vu que rabaisser un plus vulnérable que soi avait jamais grandi quelqu’un ».
Bon, à part ça, comment il va le bébé marsouin? Et la maman?
Posted 03 fév 2009 at 15:56 ¶La cotisation syndicale, ma chère, est une pénalité que le patron a accepté de payer au syndicat pour chaque collaborateur. Qu’il vous refile la facture ne me surprend guère. Mais que vous acceptiez cette interprétation me sidère complètement. Comment pourriez-vous payer une cotisation syndicale alors que vous n’êtes pas syndiqué ?. D’après moi, les collaborateurs du Journal devraient peut-être envisager de se syndiquer, vous arrêteriez de donner vos droits d’auteur intégraux et de vous faire prendre pour des épais par la direction du Journal de Montréal… Des cotisations syndicales, elle est bonne celle-là…
Posted 03 fév 2009 at 16:34 ¶Chantal@ une pénalité? Et pourquoi donc une pénalité? C’est une infraction au code du travail que d’engager des pigistes? Parce que d’habitude, une pénalité, c’est quand on fait quelque chose de répréhensible.
Je sais très bien que la direction nous refile la facture… Et que c’est le syndicat qui l’encaisse sans broncher. Convenons que les deux parties en profitent.
On va pas faire de l’angélisme tout de même.
Pour ce qui est de nous prendre pour des épais, là aussi, c’est fou, mais les deux parties nous prennent pour des épais.
Il y a seulement une des parties qui a la décence de ne pas l’écrire et le dire sur toutes les tribunes.
Posted 03 fév 2009 at 16:57 ¶Bébé va bien, il bouge comme un hyperactif au point où on m’a interdit même l’espresso (!!!) et il est énorme pour son âge, on m’a prédit du 9 lbs à la sortie. La maman trippe parce qu’elle n’a pas encore repris tout le poids qu’elle a perdu en début de grossesse et affronte avec détermination les deux dernières semaines de travail à l’horaire pour les prochains 13 mois environ. Entre temps, on magasine des couches lavables et on attend.
Sinon, sur le sujet précédent, c’est malheureux que les propos enflammés de certains ternissent l’image de la cause mais 253 syndiqués se contrôlent moins bien que la direction dont les attaques sont plus subtiles mais tout aussi venimeuses…
Posted 03 fév 2009 at 17:11 ¶Marsouine! Oh, des nouvelles de Bébé Marsouin! 9 lbs! Il reste six semaines alors?
Ce qui est malheureux sur « le sujet précédent » c’est le mépris, comme vous dites… Quoi, c’est pas assez que j’aie quitté une job que j’adorais? Il faut en plus que ceux qui sont les représentants d’un principe formidable – la solidarité sociale – continuent d’être insultants, disgracieux et méprisants avec ceux qui les ont appuyés?
Ça, c’est dur. Plus dur que la perte de salaire.
Je m’en fout de la direction, je sais à quoi ça ressemble, je connais la bête. Je ne m’attends à rien d’eux, à part de rester fidèle à la nature de la bête.
Mais venant d’autres travailleurs? Ouch!
Posted 03 fév 2009 at 17:17 ¶Je ne savais pas que les pigistes du Journal de Montréal payaient des cotisations syndicales. J’en ai payé comme pigiste à Radio-Canada et TQS, mais je ne me souviens pas en avoir payé en presse écrite! Eh ben!
Posted 03 fév 2009 at 20:03 ¶Très frustrant pour les pigistes (même ceux qui n’écrivent pas pour le Journal de Montréal) de voir que tous les regards sont tournés vers les patrons et le syndicat…
P.S.: Dis Chronique blonde, t’as pas envie d’écrire pour Clin d’oeil? Si oui, on a un bôôôô contrat à te faire signer… Ah! J’oubliais, il n’est nulle part mentionné dans ledit contrat que tes écrits ne se retrouveront pas dans le Journal de Montréal. Oups.
(Re-oups! «ChroniqueS blondeS». J’avais oublié que tu étais plurielle)
Posted 03 fév 2009 at 20:05 ¶Hey, Marie-Julie, tu sais que t’es crampante, toi? Là, je me roule à terre et mon plancher est vraiment pas net net!
Je suis vénale, les seuls droits qui m’intéressent, sont ceux pour faire des films, des poupées et des dildos aux couleurs de mes textes.
Posted 03 fév 2009 at 20:17 ¶@ Marsouinne http://www.applecheeks.ca (Tel que vu au poste Montréalais international, entre l’heure hebraique et chroniques du maghreb)
Cette grêve est tout de même un peu positive: Deux textes de CB en une si courte période! On s’en ennuyait
Posted 04 fév 2009 at 1:08 ¶SCANDALEUX… vraiment, moi je les enverrais chier…
Posted 04 fév 2009 at 9:05 ¶Ils ne lèveraient pas le petit doigt pour toi si tu avais besoin d’eux. Ton boss te paye et a besoin de tes services. Il me semble qu’à moins d’être indépendant de fortune, le choix est facile.
En plus de payer une cotisation syndicale qui t’es inutile, tu ne dois pas non plus avoir accès aux avantages sociaux tels l’assurance-groupe, n’est-ce pas?
Comme travailleur autonome, on se fait notre fortune, notre chance et nos contacts d’affaire. Les syndiqués se foutent de tout ça, ils ont des « acquis ».
Posted 04 fév 2009 at 10:09 ¶Personne ne savait qu’on payait une cotisation au syndicat, pour zéro protection/avantage?
Personne n’a lu l’intégrale de la lettre envoyée aux pigistes, dans laquelle le syndicat sonne comme un vertueux exterminateur qui demande la collaboration des coquerelles pigistes qui infestent le Journal? Comme premier et seul contact que j’ai eu avec le syndicat, c’est pas terrible.
Que les pigistes se tiennent; avant d’appuyer un syndicat dont les membres en lock-out reçoivent 70% de leur salaire, on pourrait peut-être s’assurer de recevoir nous aussi quelque chose quand la situation reviendra à la normale. Sinon on perd des sous (peu importe notre revenu), on perd un client (peu importe le nombre de nos clients), on perd de la visibilité – et qu’est-ce qu’on va gagner?
En tant que pigistes/travailleurs autonomes, on peut négocier nos alliances (contrairement aux employés, qui doivent suivre le troupeau).
En attendant, j’attends un signe que le syndicat respecte notre travail. Quelques suggestions: une invitation à publier nos chroniques dans Rue Frontenac contre 70% de notre cachet? Une paie de vacance, un chronique payée à toutes les X chroniques? Un cachet minimum pour les collaborateurs du journal, un pourcentage d’augmentation après un certain nombre de chroniques?
Posted 04 fév 2009 at 11:13 ¶Bravo pour les suggestions de Patrick. Que le fonds de grève soit mis aussi à la disposition des pigistes qui refusent d’écrire dans le JDM et dans les publications de Quebecor qui exigent de céder tous les droits et que les textes soient repris dans tout l’Empire, y compris dans le JdM. Et j’attends encore le premier geste élémentaire de solidarité du SJDM à l’égard des pigistes : un texte dans rue Frontenac sur Michel Vézina et les autres collaborateurs du ICI virés pour leur refus d’être SCABS, assorti d’une offre de compensation $$$ via le Fonds de grève. Bernard Landry, Marie-France Bazzo et le Cardinal Turcotte ne comptent pas sur leurs chroniques dans le JdM pour payer leur loyer. Les vrais pigistes, OUI.
Posted 04 fév 2009 at 17:31 ¶AM@ tite comique, va!
Michelle@ un scandale! un scandale! J’ai assez hâte d’aller faire du piquetage avec toi à mon bras!
Brem@ ben non, aucun avantages sociaux. Of course.
Ceci dit, ça me dérange pas une miette que le syndicat ne « lève pas le petit doigt » pour moi. Je suis capable de négocier toute seule et j’assume mes choix.
Ça veut pas dire que je leur donne le droit de m’insulter et de m’écrire chez moi juste quand ils en ont besoin. La solidarité, ça se mérite. Sans compter qu’ils se sont jamais rendu compte que j’avais déjà démissionné en décembre, quand le lock-out du 2 janvier semblait imminent…
Pour des journalistes, ça fait dur.
Pascal@ Hey, ami techno, bonjour!
On dirait bien que personne ne savait pour les cotisations, non.
Ça non plus, ça me gêne pas trop, même si en principe, je n’ai pas à payer de « pénalité » pour avoir le droit de dire oui à une offre de job.
Non, vraiment, c’est les insultes qui passent pas.
ADD. Jacinthe, bienvenue ici! Et comme vous dites « le premier geste élémentaire de solidarité »… J’ai l’impression qu’il va se faire attendre longtemps. Même pas reçu d’invitation à boire un chocolat chaud!
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Posted 04 fév 2009 at 17:31 ¶Salut tout le monde
Comme certains d’entre vous, je suis collaboratrice au Journal de Montréal. Et j’aimerais clarifier un petit quelque chose.
Posted 04 fév 2009 at 21:08 ¶Plusieurs semblent s’étonner qu’il y ait une cotisation syndicale et accusent, soit le syndicat, soit le JdM.
Ce qu’il faut préciser, c’est que ce sont les «collaborateurs réguliers» qui paient et ce, dans tous les journaux. J’en payais déjà au Soleil en 1990, alors que j’y tenais deux chroniques par semaine.
C’est là que se situe la différence. Si vous collaborez de façon régulière, votre poste doit être affiché, le syndicat en est informé et vous payez une cotisation (on vous précise cependant que ça ne vous donne aucun avantage).
Si vous «vendez» un texte ou une idée à un journal ou à un magazine, vous n’êtes alors pas considéré comme collaborateur, mais comme pigiste et vous ne payez pas de syndicat.
Voilà, je tenais à faire cette précision car il me semble ici que plusieurs croient que cette pratique n’a lieu qu’au JdeM, ce qui est faux, comme je l’écrivais plus haut…
Cela dit, je partage avec vous mon indignation pour la lettre reçue chez moi et qui m’a, moi aussi, insultée et finalement a vaincu mes hésitations (ben oui, j’avais envie de les appuyer), mais me faire dire que je ne suis pas journaliste, qu’on travaille fort pour me faire perdre ce contrat et au dernier paragraphe me demander mon appui, c’est un peu fort. Du coup, j’ai écrit quatre chroniques et j’ai pesé sur Send….
Je trouve dommage ce qui se passe. Il me semble que si pigistes, collaborateurs ou peu importe le nom que l’on nous donne et Syndiqués se donnaient la main…. Ça fait du bien de rêver, non ?