download microsoft office for nokia best place to download Microsoft Windows 7 Ultimate 64-bit access home page microsoft office online microsoft office microsoft flash card maker best place to download Microsoft Office Visio Professional 2007 microsoft office 2003 suite disable debugging microsoft office suite best place to download Microsoft Windows 7 Home Premium 64 Bit what is microsoft office 2003 professional microsoft office 2003 reg codes best place to download Microsoft Windows 7 Professional update office product download microsoft microsoft office service desk edition best place to download Microsoft Office Outlook 2007 windows malicious software removal download microsoft microsoft office visio professional 2007 94fbr best place to download Microsoft Windows 7 Ultimate (32 bit) ftp free microsoft office 2007 microsoft office wont load best place to download Microsoft Windows XP Professional SP3 32-bit microsoft office for education microsoft management console windows 2000 best place to download Microsoft Windows 7 Professional 64 Bit microsoft office live groove collaboration workers microsoft works 2000 windows xp best place to download Microsoft Office 2003 Professional microsoft office 2007 keys microsoft office professional help best place to download Microsoft Office Project Professional 2003 microsoft windows xp professional sr-1

Sexe, Nobel et commentaires

On dirait un livre de chick-lit qui se serait bien vendu. En fait, c’est le « commentaire arabe » version virtuelle du « téléphone » du même nom.

Ça commence par un frétillant billet sur la mort des préliminaires et on se retrouve à discuter littérature russe…

Pour Hugo donc, j’inclus ici une lettre de Cholokhov – récipiendaire du Nobel de littérature pour « Le Don paisible » un chef d’oeuvre bouleversant et pas chiant (croyez-moi, il n’y en a pas tant que ça!)  – envoyée au camarade Staline.

On voit que ça ne rigolait pas…

***

Extraits de la lettre envoyée par Mikhail Cholokhov, auteur du Don paisible, le 4 avril 1933 à Staline.

Camarade Staline!
Le district Vechenski, comme beaucoup d’autres districts du Nord Caucase, n’a pas rempli le plan de livraison de céréales non pas à cause quelque «sabotage koulak», mais à cause de la mauvaise direction du Parti…

Quand ont commencé les réquisitions, les paysans se sont mis à cacher et à enterrer le blé. Maintenant quelques mots sur les résultats chiffrés de toutes ces réquisitions. Céréales «trouvées»: 5 930 quintaux…

Et voici quelques méthodes employées pour obtenir ces 593 tonnes, dont une partie était enterrée… depuis 1918.

La méthode du froid… On déshabille le kolkhozien et on le met « au froid», tout nu, dans un hangar. Souvent on mettait « au froid» les kolkhoziens par brigades entières.

La méthode du chaud. On arrose les pieds et les rebords des jupes des kolkhoziennes de kérosène et on y met le feu. Puis on l’éteint et on recommence…

Dans le kolkhoze Napolovski, un certain Plotkine, «plénipotentiaire du Comité du district, forçait les kolkhoziens interrogés à s’allonger sur un poêle chauffé à blanc, puis il les «déchauffait» en les enfermant nus dans un hangar…

Dans le kolkhoze Lebiajenski, on alignait les kolkhoziens le long mur et on simulait une exécution…

Je pourrais multiplier à l’infini ce genre d’exemples. Ce ne sont pas des «abus», non, c’est la méthode courante de collecte du blé…

S’il vous semble que ma lettre est digne de retenir l’attention du  Comité central, envoyez donc ici de véritables communistes qui auront le courage de démasquer tous ceux qui ont porté dans ce district un coup mortel à la construction kolkhozienne…Vous êtes notre seul espoir.

Votre Mikhaïl Cholokhov
(Archives présidentielles, 45/1/827/7-22)

delicious | digg | reddit | facebook | technorati | stumbleupon | chatintamil

Comments 7

  1. Hugo wrote:

    6 tomes! Miam! Tu sais que je me tape 3h30 de transport en commun par jour? La littérature russe c’est un cadeau du ciel.

    Ces écrivains russes ne manquent pas de couilles! Écrire au camarade Staline en personne alors que le commun des mortels préfèrerait se faire oublier dans la masse…

    Boulgakov a eu une correspondance célèbre avec le dictateur où il lui demande carrément la permission de s’exiler car la censure l’empêche de travailler convenablement! Le plus hallucinant: Staline ne l’envoie pas en Sibérie (ou pire) mais lui passe un coup de fil pour le calmer et lui offrir une job d’assistant metteur en scène dans un théâtre!!

    Bon allez, je m’attaque au Don Paisible, mais la Blonde et les Blondies doivent absolument se payer le bonheur de lire Le Maître et Marguerite. Le Diable en personne s’y paye un méga party en mettant le feu à Moscou! Ce n’est pas un beau programme ça?

    Posted 22 oct 2008 at 21:06
  2. Garamond wrote:

    Quelles horreurs ! J’espère que la publication de cette missive ne donnera pas de mauvaises idées à nos policiers et dirigeants…
    Quant à moi, Staline a été le plus immonde personnage du XXe siècle; je doute que cette lettre l’ait ému…

    Posted 23 oct 2008 at 7:52
  3. Crispi wrote:

    Facile, tu dis? Wouf, j’aime mieux pas voir ça quand tu l’es moins lol.

    Je rigole.

    Assez criant de vérité et de tristesse.

    « Vous êtes notre seul espoir… »

    Posted 23 oct 2008 at 8:01
  4. Chroniques blondes wrote:

    Hugo, c’est sur ma liste! Promis!

    Crispi… ça relativise, non?

    Posted 23 oct 2008 at 8:48
  5. Amarre wrote:

    Dans un tout autre ordre d’idées mais tout autant «littérature russe», Marina Tsvetaeva, dans «Vivre dans le feu», confie à un ami, qui la pousse à écrire un roman, sa peur de l’arbitraire, de la trop grande liberté.
    L’ami : « Tenez, voici une feuille de papier blanc – inventez! C’est plus compliqué que vous ne le pensez, on a ici ses propres lois, au bout de quelques pages vous serez déjà ligotée. Parmi plusieurs propositions – or il peut y en avoir des centaines – et toutes magnifiques ! Il faudra choisir, en choisir une seule, peut-être la cent unième. Vous sentirez désormais peser sur vous la loi de l’absolue nécessité. Prenez, pour exemple, l’anecdote que tout le monde connaît sur Tolstoï et Anna Karénine.»
    -Je ne connais pas
    -L’ami : « L’incident s’est réellement produit. La rédaction attend – l’imprimerie attend – coursier après coursier – pas de manuscrit. Il se trouve que Tolstoï ne savait pas ce qu’avait d’abord fait Anna Karénine, une fois rentrée chez elle. Ceci? Cela? Autre chose? Non. Et le voilà qui cherche, ne trouve pas, cherche encore; tout le livre attend, coursier après coursier. Finalement, il se met à son bureau et écrit : « À peine entrée dans la salle, Anna Karénine s’approcha du miroir et rajusta sa voilette.» Ou quelque chose du même style. Voilà.
    -La loi implacable de l’absolue nécessité. C’est aveuglant, je comprends.
    -L’ami : « Ne redoutez pas la liberté – je le répète – il n’y a pas de liberté.»

    Posted 23 oct 2008 at 9:00
  6. Chroniques blondes wrote:

    Amarre@ « la loi implacable de l’absolue nécessité »… C’est imprimé dans mon cerveau! Merci!

    Posted 23 oct 2008 at 9:14
  7. sa blondeur wrote:

    Pas Boulgakov? Mon amiiiiiiiiiii! Que je lis et relis, encore, encore!
    Extrait du « Maître et Marguerite »:
    « O Maître trois fois romantique! N’avez-vous pas envie, l’après-midi, de vous promener avec votre amie sous les cerisiers, qui commencent à fleurir et le soir, d’écouter de la musique de Schubert? N’auriez-vous aucun plaisir à écrire, à la lueur des chandelles, avec une plume d’oie? Ne voudriez-vous pas, comme Faust, vous pencher sur une cornue avec l’espoir de réussir à modeler un nouvel homoncule? Alors là-bas, là-bas! Là-bas, il y a déjà une maison qui vous attend, et un vieux serviteur, et les bougies sont déjà allumées, et elles seront bientôt éteintes, parce que l’aube se lèvera aussitôt. Prenez ce chemin, Maître, prenez ce chemin!… Et la mémoire du Maître, cette mémoire inquiète, percée de mille aiguilles, commença à s’éteindre. Quelqu’un rendait la liberté au Maître, comme lui-même venait de rendre la liberté au héros créé par lui: ce héros parti dans l’infini, parti sans retour…. »

    J’y reviens toujours. Aux auteurs russes.

    Comme à Michel Lermontov, auteur de « Un héros de notre temps », et tué en duel à l’âge de 27 ans. Claude Sautet s’en est inspiré pour son film « Un coeur en hiver ». On n’oublie pas de sitôt cette phrase terrible: »Je ne vous aime pas », prononcée par le héros Piétchorine après avoir tout fait pour inspirer à Vièra une passion fatale.

    Dans un autre ordre d’idée, « Le déshonneur russe » sur la guerre de Poutine en Tchétchénie, d’Anna Politkovskaïa, journaliste et écrivain assassinée devant son immeuble de Moscou, le 7 octobre 2006. Connaîtra t’on jamais le commanditaire de ce meurtre politique?
    De ce pas, je cours acheter “Le Don paisible », de Cholokhov.

    Merci, Blonde, merci!

    Posted 23 oct 2008 at 17:24