Mélange des genres

Et en plus, j’ai pas de genre, ça la fout mal.

J’ai un boss. Et je vais parler de lui en bien. Il ne le saura jamais, il ne lit pas ça les blogues, il n’a pas le temps.
J’ai eu beaucoup de boss dans ma vie. De tous les genres. Des bons. Des mĂ©diocres. Des Ă©nigmes (comment ça se fait qu’il a rĂ©ussi Ă  devenir boss, çui-lĂ ?!?). Des intègres et des bienveillants. Des affreux, sales et mĂ©chants. Ceux avec des langues agressives et des esprits libidineux colĂ©riques, beurk! L’enfer des pigistes, ce sont ces boss-lĂ . De sombres crĂ©tins. Contrairement Ă  certains de nos amis syndiquĂ©s qui se font payer des sĂ©minaires sur le respect alors que leur convention les protège du harcèlement sous toutes ses formes - nous, amis du monde de la pige, devons apprendre vite fait la loi de la jungle. Un bon cardio et une vĂ©locitĂ© de gazelle pour fuir dans la savane s’avère souvent le meilleur des atouts.

Contrairement aux pĂ©ripatĂ©ticiennes, on a tout de mĂŞme le choix de nos clients. Le problème, c’est quand ils se mettent Ă  dĂ©conner en cours de contrat. Hum… moui. Les relations diplomatiques n’ont pas de secret pour les pigistes. Les sports de combat non plus.
Mais on ne passera pas trop de temps sur les sombres crĂ©tins. Ils sont sombres. Ils sont crĂ©tins. Le y’able ait leur âme.

Un bon boss, c’est comme une paire de chaussures qui vous allonge la jambe et vous fait gambader lĂ©gèrement pendant des kilomètres sans que vous n’ayez mal aux pieds. Un bon boss ne fait jamais sentir qu’il est un boss, ce qui est la qualitĂ© première d’un vrai boss. Il n’a pas besoin de sortir son Rottweiller pour prouver sa puissance. Mais surtout, un vrai bon boss vous laisse travailler.
Celui lĂ  est en or.
Il me fout une paix royale sur les dĂ©tails et ne me parle que de l’essentiel. En peu de mots. Minimaliste. Efficace. L’humour gĂ©nĂ©reux. Le brain toujours Ă  “on”. Bing bang, la job est faite.

Une fois par semaine, je lui dit; “boss, t’es un super boss”. Il ne rĂ©pond jamais, l’enfant de nanane mais je sais bien, qu’au fond, il sanglote d’Ă©motion.

En tout cas, mon quarter pint of irish blood a été infiltré des effluves de bière noire qui émanait de sa chronique du jour.
Grand exagéré, va.

Comments 6

  1. Sociétés et Décadenc wrote:

    « Blondes Chroniques »,
    Vous avez entièrement raison à propos de ces tristes sires que sont généralement les « Boss » : La plupart 100 ventes, sans talent, d’ailleurs.
    Je suis d’ailleurs absolument convaincu de la vĂ©racitĂ© de votre Ă©noncĂ© Ă  cet Ă©gard : je suis moi-mĂŞme un boss, i. e. mon propre boss. Car je suis travailleur autonome et ce, depuis une lune ou deux… En effet, et je suis absolument sincère, me croirai-vous, j’espère…le seul Ă©cĹ“urant que j’ai connu du point de vue du travail, le plus intransigeant et sans pitiĂ©, le plus anti-syndicaleux, quoique ancien syndicaliste convaincu et, aussi, alors convainquant, c’est moi, qui suis mon propre sal boss.
    Je monologuerais longtemps sur les privilèges de ceux qui crient faire pitié mais je ne crois pas que je sois au bon endroit pour le faire. Aussi, « Blondes Chroniques, je comprendrai aisément que vous fassiez grâce à vos lecteurs de la lecture de ce commentaire …qui s’en passe…de toute façon !

    Sur ce, « Blondes Chroniques », je vous souhaite, en ce « Mercredi des Cendres, une journée digne des plus beaux amours de Cassandre.

    Posted 19 mar 2008 at 4:55
  2. Chroniques blondes wrote:

    SociĂ©tĂ©s@c’est vous qui avez raison. Lisez vous mĂŞme et dites moi si ça vous va? AmitiĂ©s…

    Posted 19 mar 2008 at 9:08
  3. Matante Porn wrote:

    J’y ai goutĂ© aux “boss” de becosses,pleines d’eux mĂŞme parceque venues des cĂ´tes Holywoodiennes en nous regardant,nous ,”esquimaux Ă  cellulaires”,du haut de celles-ci,qui volent evidement bien plus haut que ce que nous ne serons jamais capable d’atteindre …(Ahhh,suprematie quand tu nous tiens …)Et ben,sans se peter la bretelles trop fort,on fini toujours par leur en montrer !Yes sir madame !
    Et tant qu’Ă  “name-droper”,comme disait Georges Clooney sur Confession of a dangerous mind: It’s easy to be nice with nice people ! Les gentils ont en general tout ce qu’ils veulent de leurs employĂ©s.
    Et si tout va mal,sortez votre pinte de Irish blood comme arme de persuation massive,une bonne colere rougeaude de temps en temps ne peux que rafraichir les esprits de patrons trop abusifs !
    Bonne continuation tres chere Blondinette !

    Posted 19 mar 2008 at 13:22
  4. Valérie wrote:

    Il est chanceux ce boss. C’est pas facile d’ĂŞtre un bon patron. Au travail, je suis un ti-grand boss. Ti parce que je n’ai que 5 employĂ©s mais grand parce que nobody au-dessus de ma tĂŞte. Souvent, je dois me parler fort pour ne pas insister sur les dĂ©tails. Parfois, je ne m’Ă©coute pas (j’ai dĂ©jĂ  dit une horreur de boss. Une horreur.). La bossitude fait naĂ®tre en moi des attitudes et pensĂ©es que souvent je mĂ©prisais en tant qu’employĂ©e. Je lutte continuellement. Le pouvoir corrompt? You bet.

    Posted 19 mar 2008 at 19:11
  5. Chroniques blondes wrote:

    ValĂ©rie@comme je suis aussi pigiste, il m’arrive d’ĂŞtre boss… et je vous suis tout Ă  fait dans la corruption de la bossitude (j’adoooore votre expression)!

    Mais un bon, un vrai bon boss, un qui inspire et qui drive? C’est comme Mastercard, ça n’a pas de prix.

    Posted 19 mar 2008 at 19:39
  6. Daniel Rondeau wrote:

    Il y a des boss qui vous cachent l’horizon, d’autres qui permettent de voir plus loin.
    À chacun sa bosse.

    Posted 20 mar 2008 at 10:18

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