Gone, baby gone

L’écrivain américain Norman Mailer est mort. Certes, les Pulitzer, certes “le chant du bourreau” mais moi, ce que je retiens de ce surhomme c’est qu’il a épousé SIX femmes avec qui il a eu HUIT enfants.

C’est ce que j’appelle se créer sa propre matière première.

Addendum post échange avec Mek. Situons la chose en contexte. Pour écrire, il faut un minimum de concentration, de calme et de silence. Si je retiens les épouses et enfants de Mailer, c’est surtout parce que je me demande drôlement comment il a fait pour écrire tout court!

Alors deux Pulitzer en plus…  Il fait ch… quoi.

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Comments 10

  1. Mek wrote:

    Dommage.
    Je préfèrerais que ce soient les oeuvres qui comptent. Après tout, on se fout bien de savoir si l’architecte de la pyramide de Kheops était alcoolo, non ? La chose est là ! Elle brille, elle flashe ! Elle étincelle !
    Enfin, c’est d’époque.

    É.

    Posted 10 nov 2007 at 22:32
  2. Chroniques blondes wrote:

    Oui, oui, Mek, bien d’accord. Mais avez vous essayé d’écrire avec un enfant à côté qui vous gosse (sans jeu de mot)? Alors avec huit?! En vivant, puis en divorçant de six femmes?

    Flabergast!

    Posted 11 nov 2007 at 1:29
  3. Amarre wrote:

    Flabergast! Est-ce bien Doris Lesssing qui disait que ce qui lui avait manqué dans sa carrière, c’est une bonne épouse?

    Posted 11 nov 2007 at 15:25
  4. Marc Desjardins wrote:

    En fait… Mailer a eu 9 enfants puisqu’il a adopté le fils de sa dernière épouse… Ce n’est pas tellement rare chez les écrivains MÂLES… Mailer avait beau être un progressiste et un rebelle, il n’a jamais particulièrement brillé pour son encouragement du féminisme ou de l’égalité des sexes. Il aimait s’afficher comme un «true male» aimant la boxe, les armes et boire solide. Par contre il a été farouchement de gauche toute sa vie, quitte à s’aliéner beaucoup d’amis. C’était un provocateur de la meilleure espèce qui savait que la mauvaise foi, dans un pamphlet, était toujours justifiable pour éveiller les consciences.

    Je l’ai rencontré pour une entrevue en 1980 à une rencontre du Pen Club, entrevue que Jean Paré de l’Actualité refusa de publier à l’époque, me disant que «Personne ne connaissait Norman Mailer au Québec…». Je l’offris gratuitement au Temps Fou pour me venger… comme celle que j’avais faite avec son rival Truman Capote, mais c’est une autre histoire … Je me souviens que Mailer arriva 15 minutes en retard au Oak Room de l’Algonquin, un peu éméché et me lançant:«So why should I care about the Canadian Press!?». Mais l’entrevue s’est étirée sur presque deux heures, arrosées de scotch, généreuses et intenses… et il insista pour payer, en disant: «As you will certainly never get paid for an interview with me, let me absolve myself from being an eccentric bore…».

    Je recommande, à tous ceux et celles qui voudraient découvrir son rapport à la paternité, de lire The Big Empty, qu’il coécrivit avec son plus jeune fils John Buffalo, qui avait alors 27 ans. Cette sorte de dialogue à deux voix est imparfait mais il est un pont fascinant entre la génération d’écrivains nés d’Internet, des blogues et de la révolution technologique et celle qui voulait devenir Hemingway en buvant autant qu’elle écrivait…

    An American Dream et Though Guys Don’t Dance m’ont beaucoup touchés alors que ses essais politiques, particulièrement The White Negro, Miami and the Siege of Chicago et plusieurs de ses reportages ont influencé mes vues sociales… Mais je lui serai surtout toujours reconnaissant d’avoir fondé The Village Voice qui, pendant toutes les années où je vivais à New York, me permit de comprendre le coeur culturel de cette ville… J’ai continué à le lire aussi souvent que je pouvais le retrouver à Montréal. Malheureusement, depuis qu’il a été racheté par New Times Media, on ne le trouve plus. Je me souviens combien je m’étais senti valorisé lorsqu’on m’avait interviewé dans ses pages pour une scénographie que je venais de créer… Je pense que ça avait encore plus flatté mon petit ego que n’importe quelle autre de mes signatures où que ce soit d’autre…

    Adieu et Merci Mr Mailer… God or whoever you wish bless you!

    Posted 11 nov 2007 at 15:55
  5. Chroniques blondes wrote:

    Amarre et Marc… Merci mille fois. Vous faites ma journée, que dis-je, mon mois! Grâce à vous et à votre générosité dans le commentaire, je tiendrai bien jusqu’à Noël, allez.

    Grazie mille.

    Posted 11 nov 2007 at 17:09
  6. Natacha wrote:

    Noël 2044? svp…

    Posted 11 nov 2007 at 19:08
  7. crocomickey wrote:

    Peut-être qu’il écrivait en se contresaintciboirisant totalement de ses enfants. A déjà poignardé une de ses six femmes le monsieur. Mais bon ….

    Posted 12 nov 2007 at 8:59
  8. Marc Desjardins wrote:

    Pour ceux et celles que ça intéresse, Rolling Stone, un modèle d’accessibilité journalistique Internet diffuse dans sa section quotidienne quelques extraits audio de la dernière entrevue qu’ils ont réalisée il y a quelques mois avec Norman Mailer. Fascinant. C’est à: http://www.rollingstone.com/rockdaily

    Posted 12 nov 2007 at 12:27
  9. Pommes d'Adam wrote:

    Merci Marc D. Très intéressant.

    Posted 12 nov 2007 at 13:10
  10. Jules wrote:

    Le film est a éviter.
    Mais le livre est très bon.

    Posted 28 nov 2007 at 15:55

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