*Reverse = contrechamp. Autrement dit, du côté des sémillantes séminaristes. Dites, j’instaure une nouvelle mode, dès qu’une femme passe le Cap Horn des 40 ans, elle est d’office “sémillante”. Pour les garçons, je penserai à une autre formule choc. Sémillant, c’est moins fort sur un homme…
Revenons à nos agneaux.
Un auteur, c’est jamais “fini”, c’est une espèce de “work in progress” (version optimiste avec vue sur le progrès) ou “work in distress” (version trash avec arme d’autodestruction massive, voir Bukowski, Dorothy Parker, Sylvia Plath, mettez-en c’est pas de l’onguent).
C’est un amibe informe, toujours plus ou moins en friches, toujours un peu en chantier, en perpétuelle construction (ou en rénovation, selon l’âge et les convictions personnelles en matière de chirurgie esthétique).
C’est surtout un animal solitaire désespérément en manque de so so so, solidarité.
Des fois, plutôt que de se péter la gueule au rhum brun de basse extraction, notre chasseur solitaire s’inscrit dans un atelier/cours/master class et autres activités para-scolaires. Histoire de ravaler quelques façades et - why not ma crotte - d’apprendre quelque chose qu’il ne sait pas.
Ce qui arrive aux meilleurs d’entre nous, la vie est une longue route et allongez la jambe à la jambe.
Ce master class là en était un d’Humour. Comme dans “à l’École De”.
Imaginez. Toute une fin de semaine avec les Maîtres qui nous permettraient enfin de réaliser notre rêve; remplir le St-Denis dans le seul but de pouvoir enfin faire passer nos films. Parce que dans la hiérarchie du cinéma, vaut quand même mieux être célèbre et humoriste que femelle, même (surtout?) sémillante.
- Vilaine vilaine fille! Cachez ce cynisme que je ne saurais voir.
- Trop tard, Gérard.
Vous constaterez tout de suite que même si j’attend encore mon diplôme, j’ai gradué. L’absence de modestie vient avec. C’est vraiment super.
Sans blague.
Dans le coin droit. Sept élèves au parcours professionnel lourd. Du sérieux, madame. Du solide. De la tenue. De la dignité mes gaillards. On ne rigole pas. De la responsabilité à la pelle. Oui monsieur.
Dans le coin gauche. Deux Maîtres Es Humour. Ici, le détail qui tue; plus jeunes que leurs sémillantes séminaristes.
Whoaaaa.
Cutes en plus, ces maudits là . Drôles, incisifs, généreux. La totale… les enfants de Nanane!
Ndlr: Nanane est une vieille maquerelle tout à fait charmante, qui a mis au monde un nombre assez calculable d’enfants dits “de Nanane” dont la caractéristique première est d’être à la fois baveux et craquants. Ce sont des maudits charmeurs. On en redemande.

Le premier… Comment le décrire? Imaginez Tweety Bird avec un chandail AC-DC, le cerne émouvant et le verbe précis. Tiens, un exemple, “réification de l’abstrait” il a dit.
Hein? Hein? Avouez. C’est très fort. Ça veut dire, “le pied de la lettre”, comme dans;
- Maître! Maître! Le pied gauche ou le pied droit?
- Le gauche (avec Tweety AC DC, c’est forcément à gauche)! De la lettre “Y”.
Damn, he’s good.
Il est toujours bon de retourner à l’école, ça force à sortir le dictionnaire, ce qui, à nos âges sémillants, renforce le tonus du sous bras. Celui qui fait la vague quand vous dites “au revoir”.
Mais je m’égare dans le mou du bras, ce qui n’est pas humoristique du tout.
Le deuxième, visualisez Superman dans sa période Clark Kent. Chemisette de coton à carreaux, lunettes à armatures de plastique noir, crew cut, sourire à faire fondre la plus rébarbative des perceptrice d’impôt (ici, autre procédé humoristique, j’ai nommé l’Exagération Débridée)…
Celui-là , il nous a donné des “défis ludiques”. Comme de dire oui à tout pendant une journée.
Rhoooo. Pardon Chéri, ça te dérange si je prend un deuxième fiancé, voir même un troisième? Merci, je t’adore, tu seras toujours le premier.
Vous vous impatientez. “C’est bien beau tout ça mais mais mais. Est-ce que ça donne des résultats concrets, ces affaires là ”.
Je vous rassure tout de suite. Aucun.
Pour le concret, il y a les H.E.C.
Par contre, nous avons rigolé comme des baleines sur l’extasy. Je leur ai quand même demandé leurs cartes avant d’assouvir un vieux fantasme; celui de draguer le prof en toute impunité.
Et outrageusement.
Non mais.
On est sémillante ou on l’est pas.
Comments 8
Après 40 ans, les hommes, hmmm, voyons voir?
Posted 30 mai 2007 at 16:49 ¶Frétillant, peut-être? Comme prétérition, c’est pas pire.
Frétillant, cher Denis, suppose en effet un côté “méné dans le lac” assez prometteur… Prétérition?! Un instant, je sors le dictionnaire.
Posted 31 mai 2007 at 9:23 ¶Chère Blonde, je vous ai lue dans l’encart de la Presse hier où vous étiez d’ailleurs bien entourée, mais rassurez-moi, la photo ne vous rendait pas justice, hein ? Parce que sémillante, je ne sais plus…
Posted 31 mai 2007 at 9:49 ¶Méné!!! oui, justement, ça existe pas à 50 ans des ménés! Rendu là , la longueur d’onde est plus longue, un peu… Un cas d’oscilloscope (votre dictionnaire n’est pas trop loin j’espère!).
Posted 31 mai 2007 at 10:40 ¶Chère Bozette. Oui, hier, effectivement, “ma grosse” était en vedette dans la Presse. Une célébrité posthume mais qu’elle méritait pleinement. Après tout, elle était blonde aussi!
Denis. Fringants alors?
Posted 31 mai 2007 at 11:43 ¶Maudit que c’est bon tout ça. Draguer le prof en plus. Ouiiiiiiiiii. Chercher des synonymes masculins à sémillants, encore. Je pencherais pour “glycérinés”, tiens.
Posted 31 mai 2007 at 11:44 ¶Moi, j’étais toute contente de lui revoir le museau. Ça m’a fait chaud au coeur. En plus, c’est la race que je préfère. Belle entrevue en passant.
Posted 31 mai 2007 at 12:18 ¶Fringant! c’est pas pire. On est dedans! C’est l’idée: on ne dit pas qu’il est fringant à un jeune frais moulu de 25 ans!!! Il l’est. Tandis qu’à 50 ans, ha ha, ça se corse. C’est bon, c’est bon.
Donc, nous avons, après 45 ans: frétillant, fringant, glycériné, pour les chevelus qui se font rares surtout. Presque cruel.
Ah! pimpant aussi, c’est pas pire. Avec le Botox qui fait rage, c’est tendance.
Enjoué? moins fort un peu. Ah oui, ça prendrait quelque chose qui évoque le moral qui remonte avec les longs mois de cales sèches. Ça ne me vient pas là …
Posted 31 mai 2007 at 21:35 ¶Post a Comment