Dernièrement, une inconnue m’a demandé si j’avais un but en écrivant ce blogue. En cherchant à répondre à la question, je me suis rendue compte qu’il y en avait un, en dehors de mon fun noir à disposer d’un si grand terrain de jeu: faire connaître mon autre métier, celui de scénariste.
C’est un métier de tanière et d’ombre, source de grandes exaltations et de grands découragements aussi. C’est surtout un métier fort mal compris parce qu’il est presque toujours impossible de “voir” l’écriture à travers l’image du produit fini.
En ce beau dimanche qui annonce le printemps, je vous présente une autre scénariste, collègue, amie, consoeur et partenaire de brain storming. La voici donc, dans toute sa splendeur… D’abord par un court texte écrit pour la postérité, dans le programme d’une soirée qui lui rendait hommage, ensuite par (les habitués de ce blogue le savent bien, je suis obsédée par l’univers Proustien) le questionnaire de mon ami Marcel, PROUST lui-même!
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Comme le chevreuil, le sujet se laisse alors approcher en toute confiance…
Il n’a aucune chance.
Elle possède une sensibilité intuitive qui palpite dans tous ces Kevin écorchés vifs qui hantent son univers, dans toutes ces Mélanie à la féminité brisée, obligées par la vie aux masques de filles « toughs » … Ses personnages d’hommes sont célèbres, tant elle sait les rendre forts et vulnérables, habités par leur destin… Son humour, caustique mais jamais méprisant pour ses personnages, est son arme de prédilection, redoutable d’invention et de précision. Il faut avoir vu sa Betty accoucher pour savoir de quoi je parle.…
Rien ne lui sied mieux qu’une entière liberté dans l’univers foisonnant de son écriture. Joanne donne alors la pleine singularité de son talent. Ceux qui l’aiment vraiment le savent. Ils peuvent alors se servir un gin tonic et attendre en toute confiance. Elle ramène toujours sa proie.
Comments 10
Ah! Mais alors pourquoi écrire des scénarii ?
C’est une sorte de gout pour la chasse ? Mais c’est une chasse au virtuel… et alors vous ne partageriez que le gibier déjà mort.
Posted 11 mar 2007 at 20:13 ¶beaucoup de tendresse dans ces amitiés…
Posted 11 mar 2007 at 21:03 ¶Seriez-vous très ” chèrante” pour une oraison funèbre? Je la joindrais à mon testament en attendant l’inévitable, rassurée néanmoins sur la beauté de mon éloge funèbre.
Posted 11 mar 2007 at 23:37 ¶Bibco, que je vous voye penser à ça tout de suite! À moins que vous ne vouliez la faire de votre vivant, avec un gros party. Là , d’accord.
Denis… vous touchez juste. Je n’écris bien que sur les gens que j’aime.
Écrire sur ceux que je n’aime pas, c’est encore passer trop de temps avec ceux dont je n’apprécie pas la compagnie. Alors je m’abstiens.
Posted 12 mar 2007 at 9:08 ¶Vous devez aimer beaucoup alors. Votre plume est d’une vérité à couper le souffle.
Posted 12 mar 2007 at 9:11 ¶Aucune inquiétude à avoir. Mourir subitement est tellement rare et les autres morts sont tellement longues, j’ai pas le temps pour le moment. Faudra attendre.
Posted 12 mar 2007 at 12:32 ¶Quel bel hommage! Ça donne envie de faire la connaissance de cette amie.
Posted 12 mar 2007 at 12:37 ¶Denis… Vous êtes un peu madame Irma hein? Ou devin?
Bibco. Fiou!
Mamathilde, faudrait que je la traîne au prochain YULBLOG. Aidez-moi à la convaincre, elle est timide!
Posted 12 mar 2007 at 15:13 ¶Une belle lumière sur les artisans de l’ombre.
Bravo à vous madame blonde, et à votre amie.
Posted 12 mar 2007 at 16:14 ¶Voilà un magnifique billet, un superbe hommage à cette scénariste que vous nous donnez le goût de connaître absolument. C’est que j’en aprrends des choses avec vous. C’est chouette.
Posted 12 mar 2007 at 20:48 ¶Post a Comment