Votre gentillesse me touche vraiment beaucoup. Je vous remercie infiniment d’avoir pris un peu de ce temps qui file si vite pour m’Ă©crire un mot. Je suis aussi très touchĂ©e par ces signatures que je vois pour la première fois… Les “silencieux” qui passent mais qui n’osaient pas jusqu’Ă maintenant. Je vous remercie de vous manifester. C’est chaud.
C’Ă©tait une brave chienne. Qui a Ă©tĂ© ma chatte, ma douce, ma grosse, ma toutoune, ma Valentine. Cette nuit, c’Ă©tait silencieux au pied de mon lit oĂą elle dormait toujours, me gardant comme elle m’a gardĂ©e pendant douze ans. Pas de ronflements, pas d’odeur de pets… Et ça me manquait terriblement, signe indĂ©niable qu’on s’attache, mĂŞme quand ils sont laids, qu’ils puent et qu’ils nous ronflent ça dans les oreilles comme le dernier des saoulons.
Je ne veux pas faire de grandiloquence mais bon, elle aurait donnĂ© sa vie pour moi, je le sais. Avec les hommes qui sont passĂ©s dans ma vie, elle dĂ©partageait le bon grain de l’ivraie bien avant moi… L’IngĂ©nieux, elle l’a aimĂ© tout de suite. Tellement qu’elle lui lĂ©chait les pieds et se couchait sur son linge sale, histoire de bien rester dans sa bonne odeur de travailleur qui a eu chaud. Elle a aimĂ© mon fils Ă la folie, elle a veillĂ© Inès, instinctivement, farouchement, pendant les cinq mois oĂą nous lui avons Ă©tĂ© sa famille d’accueil, et très vieille, elle a gardĂ© Belle Fille avec un peu moins de vigilance mais autant d’amour.
Cette chienne a vĂ©cu la grande vie. Je lui prĂ©parait de la soupe aux lĂ©gumes que nous partagions. Je lui cuisinais des os Ă moĂ«lle. Je lui nettoyais les yeux avec une dĂ©barbouillette brĂ»lante comme dans les restaurants japonais, ce qu’elle adorait. Je lui limais les ongles et j’ai jouĂ© au bâton et Ă la balle trop souvent. On a regardĂ© le football ensemble, deux blondes collĂ©es dans le divan pour le “monday night” qui admirent les exploits d’Emmett Smith. Nous avons marchĂ© ensemble, Ă la campagne et dans la ville. Les policiers, les punks et les sans abris l’adoraient. Allez savoir…
J’ai dĂ©couvert avec les chiens, une sĂ©curitĂ© que je ne croyais pas possible. Avec un chien, plus jamais quelqu’un n’entrerait dans ma chambre sans que je sois prĂ©venue… Quand on vient du pays du “qui vive”, c’est inestimable. Je pouvais dormir tranquille, elle Ă©tait lĂ .
Quand on me disait; “tu la gâtes trop” je laissais dire… On m’a dit; “toi qui est allĂ©e en Afrique, comment peux-tu?” Ben justement, j’y suis allĂ©e et ça ne se compare pas.
Je savais ce que je lui devais. La Reine Mère a Ă©tĂ© la gardienne de mon sommeil et je l’en remercie.
Comme je vous remercie de vos bons mots si gentils et si attentionnés.
Comments 11
Je n’ai pas osĂ© commenter. Je n’ai pas osĂ© m’imiscer dans ta douleur.
Mais bon. Je le fais, je ne sais pas si j’ai le droit, je ne sais pas si je devrais, mais je le fais. Juste pour te faire un calin virtuel. Pas pour te dire que je te comprends, non, car chaque douleur nous est propre. Juste pour te dire que je suis lĂ . Que je sais bien que tu ne m’Ă©criras pas, t’es une grande fille, et t’as ton monde rĂ©el… Mais je suis lĂ . Je voulais simplement que tu le saches.
Bizous, belle blonde.
Posted 25 oct 2006 at 14:17 ¶Gros câlin virtuel, chère Blonde. Je suis sincèrement dĂ©solĂ©e pour vous… Je suis certaine que la Reine mère continuera de veiller sur votre sommeil du paradis des chiens.
Posted 25 oct 2006 at 14:31 ¶Elle continuera sans aucun doute d’ĂŞtre la gardienne de ton sommeil!
Gardienne des nuits et des rĂŞves!
Posted 25 oct 2006 at 15:53 ¶Pas Ă©vident du tout de perdre ces petites bĂŞtes Ă qui on s’attache très fort. Je suis dĂ©solĂ©e pour vous.
Posted 25 oct 2006 at 20:04 ¶…
Posted 25 oct 2006 at 21:13 ¶N’ayant pas d’animal domestique, je ne me sentais Ă l’aise de commenter… mais en tant qu’insomniaque chronique, je peux aisĂ©ment Ă©valuer l’importance d’un dodo rĂ©parateur… je me permets donc de sympathiser avec toi et ta douleur.
Posted 25 oct 2006 at 22:15 ¶Tu sais, tu nous fais tellement de bien tellement souvent, que c’est la moindre des choses que de te prendre dans nos bras virtuels pour te dire qu’on t’aime.
XXX
Posted 25 oct 2006 at 22:39 ¶C’est pas facile de commenter un tel Ă©venement. En fait, je ne devrais rien dire du tout, juste par respect. En hommage Ă La Reine Mère.
Posted 26 oct 2006 at 5:48 ¶‘ Savez comment y sont les mammouths… Balourd, rustaud, mal dĂ©grossi, lourdaud, pataud, un cĂ´tĂ© mal lĂ©chĂ©, misanthrope mĂŞme. Sans toutefois ĂŞtre grossier. Alors nous, les grands Ă©panchements en commentaires… Bon, bref. Le mammouth et son meilleur ami Ă lui (un chien et non pas un paresseux gaffeur comme dans le film) vous font la bise. Ă€ vrai dire, le meilleur ami vous fait un joyeux slurp! Et le mammouth, une caresse de la trompe.
Posted 26 oct 2006 at 8:59 ¶Qui laisse autant de regrets, a eu une belle vie, c’est tout ce que je peux dire… Ayant pleurĂ© tout autant mes quatre chiens, je compatis et m’associe Ă ta douleur.
Posted 26 oct 2006 at 9:16 ¶Je suis dĂ©solĂ©e. Je te garde dans mes pensĂ©es.
Posted 26 oct 2006 at 10:48 ¶Post a Comment