Triple chocolat. Ce soir, ça prend ça. Je ne m’éterniserai pas sur le sujet, il est d’ordre technologique, cybernétique et c’est d’un ennui qui serait mortel si ça n’était pas aussi câlissement stressant.
Je m’étais réveillée en me disant que j’allais vous raconter monsieur Sinoussi qui m’a fait découvrir Harper Lee ou mon capitaine tatoué du champ de luzerne ou cette femme blonde bourgeoise et raciste que j’ai vue s’abandonner comme une amante comblée dans les bras de l’infirmier haïtien qui a bercé ses derniers moments.
Je pensais que j’allais peut-être vous raconter la fois où Jeanne Moreau m’a consolée d’un chagrin d’amour dans une toilette de la place des arts. Que je vous dirais tout tout tout de Gainsbourg Serge quand il est venu à Rouyn et qu’ils m’ont assise à côté de lui dans l’avion. Avec l’hôtesse de force sur ses genoux. Pied nus dans ses tennis. Il avait rebaptisé Rouyn Noranda « Rwanda » et il débarquait en Abitibi, convaincu que c’était l’Afrique. Ou quand, petite fille sous l’immense table grand’ paternelle, j’ai été la seule à voir que ma tante Martha avait une liaison avec le curé. Et que le curé, il savait parfaitement quoi faire de ses mains. Damn right!
J’étais bucolique, légère. Paf! Kaput. T’écriras pas aujourd’hui ma fille.
Delayed gratification? Not for me. Je suis une fille du maintenant tu-suite, dear God I pray for patience AND I WANT IT RIGHT NOW.
D’où la Hagen Dasz, la tarte rhubarbe fraise, la chaise longue en bambou et des draps en lin, une folie furieuse. Je répète, une folie furieuse.
Je sais. C’est de la compensation. Y’as pas une méthadone aussi forte que le kick de rentrer dans l’histoire, de monter à cheval dessus et de partir en fou.
Dans la section potins, y’avait Marc Labrèche qui s’achetait des draps aussi. Moins beaux que les miens cependant. Fin des potins.
Toute cette agitation m’a complètement perturbée. Non seulement je ne vous ai pas écrit, mais je n’ai même pas écrit ce qui devrait me servir à payer les draps que je viens de m’acheter.
Et croyez moi, il va bien falloir les payer!











Comments 8
J’aime beaucoup la compensation. Elle a ça de bon qu’elle prévient souvent la décompensation, drôlement moins bienvenue.
Puis j’ai trouvé que ce billet était en soi une bonne histoire.
Posted 15 juin 2006 at 4:14 ¶Salut Caroline! Premier message, de toi, décalage oblige. J’aime bien savoir qu’avant le réveil de tout les blogueur d’Amérique, il y a toi, à Londres, qui sait déjà ce qui se passe.
J’ai adoré Londres. Aucune restriction. Je te souhaite une belle et bonne journée, Luv’! My regards to the Queen.
Posted 15 juin 2006 at 8:02 ¶Putain d’Hagen Dasz, c’est dur à écrire sans faute !
Posted 15 juin 2006 at 8:05 ¶Salut Patrick Dion! Oui, c’est dur à écrire sans faute mais ça donne une excellente raison de ressortir le pot pour être bien sûr de comment ça s’écrit.
Même pour déjeuner!
Posted 15 juin 2006 at 8:09 ¶Y a rien comme un bon « congé maladie » et une séance de vidage de portefeuille (ou remplissage de carte de crédit) en règle pour effacer tout tracas…
Posted 15 juin 2006 at 9:06 ¶La prochaine fois j’y ajouterai un pot d’Hagen Dasz, c’est une super idée!!
Ah ces tranches de vie… Je pense que juste après les histoires du monde du bas des marches, c’est ce que je préfère dans les blogues!
Ca semble tellement facile d’écrire des choses intéressantes quand on te lit!
Posted 15 juin 2006 at 9:13 ¶En passant, si tu as la chance de trouver de la Häagen-Dazs au Bailey’s irish cream, essaie ca sur des « two bites brownies » réchauffés… Pis dis-moi où tu l’as trouvé! J’en vois plus à nulle-part!
Posted 15 juin 2006 at 9:20 ¶@ Chroniques Blondes : Triple chocolat? En plein ce qu’il me faut… Celle aux fraises contient des gros gros morceaux de fraises, et plusieurs se damneraient pour la crème glacée pâte à biscuits Haagen Dasz. Bref, cette foutue crème glacée, c’est dur de l’entâmer sans finir le pot. Bon déjeuner!
Posted 15 juin 2006 at 9:21 ¶