Au centre de Montréal, dans ce triangle des bermudes entre le Village, le Plateau et le Quartier latin, existe un oasis où vont paître les bêtes sauvages. Sur ce territoire encore vierge, là ou la patte de l’homme ne pose le pied que pour aller au dépanneur chercher de la bière et des chips au mesquite , un monde vit, palpite, lutte et se bat.
C’est le monde du bas des marches…
PRÉSENTATION DES PERSONNAGES PRINCIPAUX
L’héroine est très certainement » la voluptuuuueuse Caaaandy », ainsi baptisée par sa blonde maîtresse le jour où elle la trouva en face d’un bar de danseuses dites de charmes, sur la route entre St-Jean d’Iberville et Venise en Québec. Ceux qui sont passés par là s’en souviennent. Bienvenue aux dames.
Si la pulpeuse Candy, prend bien la lumière, on ne peut pas dire qu’elle soit très pourvue point de vue wattage. Cela fait d’elle l’Actrice par exellence du monde du bas des marches. Elle guette l’écureuil Chuck Guitien, la mésange dodue et le papillon folâtre pendant des heures. Hélas… Hélas….
Elle partage la vedette avec Zéphyr, dit « Fifon », village oblige. Philosophe à ses heures, amant infatigable, Fifon est le roi de la jungle, le Tom Jones des siamois, le Bernard Henri Lévy du très culturel monde du bas des marches.
La Reine Mère déteste les chats qui ne sont pas les siens et les pigeons (on aime tous les animaux mais on n’aime pas les pigeons, ces rats des airs). La Reine Mère aime par contre tout ce qui porte une ceinture à outils et saute allègrement la clôture de la fidélité conjugale dès que se pointe le gars de vidéotron, le platrier, le maçon, voir même le plombier. C’est une volage. Mais le maître pardonne. Le maître est bon. Elle a aussi un autre maître à Paris mais c’est un autre chapître et ce n’est pas un animal.
Le petit tas blanc derrière, c’est un bichon de droite, raciste, jappeur et amoureux. De moi. Je lui pardonne tout. Même de pisser dans mes fleurs, le scélérat.
Une marmotte fringante, vue un matin de défilé de fierté gay. Nous l’avons surnommée André Boisclair. À cause de ses dents étincelantes d’acteur d’après midi.
Un couple de cardinal (cardinaux? quelqu’un aidez-moi) tout de suite baptisés, Chip et Chipette, vu le son qu’ils font en mangeant les graines spéciales « oiseaux sauvages ». La grippe aviaire? On s’en sacre éperdument, c’est l’été. On avisera à l’automne. Les chats? Chip et Chipette s’en sacrent éperdument. Ils verront à l’automne.
Des deux chats de la voisine, qui fait de la bonne cuisine (c’est pour la rime, on n’a pas été invités encore). Un siamois qui ressemble à un lévrier famélique fin de race « on a trop baisé entre cousins » et un autre rondouillard qui a mauvais caractère et une tendance hitlérienne à l’envahissement de territoire.
Plus des vagabonds qui font des « guest appearance » histoire de pimenter notre feuilleton déjà très enlevé.
Stay tuned














Comments 9
J’ai hâte d’en savoir plus !
Posted 11 juin 2006 at 23:45 ¶Pour provoquer un suspense « pré-publicitaire », on pourrait faire débarquer notre mouffette itinérante parmi tout ce beau monde…
Posted 12 juin 2006 at 7:58 ¶On se croirait dans un feuilleton pour enfants du genre de La forêt verte.
hahaha
Posted 12 juin 2006 at 8:11 ¶Ha ha ha!
J’aime beaucoup!
Pour ce qui est de ma mère… Je ne suis pas courageuse, je regrette de le lui avoir dit. Que mon chum lise mon blogue, m’en fout, je ne lui cache rien, j’ai rien à cacher… Mais j’ai des froids avec ma mère, des choses que je ne peux pas pardonner, et des choses que j’ai pardonné mais pas oublié.
Des fois, j’aurais envie d’en parler. Mais en sachant que ma mère lit mon blogue… J’ai pas l’intention de laver mon linge sale autrement qu’en famille. Pis je ne me suis pas ouvert un blogue pour régler des comptes. Fac j’en dit le moins possible à ce sujet. Et si j’en parle, je pèse mes mots.
Courageuse? Pas du tout. J’en ai ma claque de m’engueuler.
Posted 12 juin 2006 at 9:55 ¶Mère Indigne. Ah bon, une mouffette itinérante? Ça pourrait faire un épisode plein de rebondissements, ça! On aime les mouffettes itinérantes. Parce que dans itinérante, il y a la notion d’impermanence. Ça doit être une mouffette boudhiste?
Cathy, je ne recommande pas aux enfants. Avec les chattes en chaleur qui rôdent et les matous aussi matures que les gars d’Horloge Biologique, ça ressemble plutôt à un film XXX…
Posted 12 juin 2006 at 9:56 ¶Merde… Je sais pas pourquoi, mon commentaire n’a pas poster.
Bref, je disais donc que je ne suis pas si courageuse que ça. Je regrette d’avoir dit à ma mère que j’avais un blogue. Parce que maintenant je pèse mes mots.
Que mon chum le lise, m’en fout, j’ai rien à lui cacher. Mais avec ma mère, y a des froids. Y a des choses que j’ai pas pardonné. Pis y a des choses que j’ai pardonné et que j’ai pas oublié.
J’ai pas l’intention de laver mon linge sale devant tout le monde. Pour moi, ça se lave en famille. Mais si j’avais envie de parler de quelque chose… Je sais que ma mère lit. Je sais que ça va faire du trouble. Fac je me censure.
Non, j’suis pas courageuse… J’suis naïve.
Posted 12 juin 2006 at 12:03 ¶chocolyane. Ah. Zut. En effet. Ça coupe un peu les ailes. Paradoxal qu’on doive se cacher pour pas se censurer!
Posted 12 juin 2006 at 12:30 ¶@ Chroniques : Très paradoxal en effet…
Posted 12 juin 2006 at 14:14 ¶Hum…
Posted 13 juin 2006 at 14:23 ¶Mon « grogneur d’en dessous du tas de bois » ajouterais peut-être à l’intrigue…